11 mars 2012
Y a des dates qui font dates
Chacun a des dates qui lui tiennent à coeur.
C'est le cas pour moi aussi.
J'ai commencé par la date de mon anniversaire (forcément), celle de ceux de mes parents, celle de O', celle de chachat (bah oui !) et maintenant celle des Tiboudoux.
Mais il y a aussi la date de notre rencontre (avec O'), celle de notre mariage (toujours avec O').
Vous remarquerez que ce sont toutes des dates "festives". Même si je n'oublie pas la date de la disparition des êtres qui me sont chers, mais ça c'est un autre sujet.
Et au fond de mon coeur il y a des petites dates qui n'ont l'air de rien mais qui finalement ont chamboulé ma vie.
Par exemplen il y a un an, O' m'a appelé au travail, c'était un vendredi vers le milieu de l'après-midi.
On avait été ensemble faire une prise de sang à l'ouverture du labo pour ensuite filer chacun à son boulot.
Je me rapelle que je ne voulais pas faire cette prise de sang le lendemain car c'était les 7 ans de ma filleule et que je voulais garder l'anniversaire de ma nièce comme une date festive.
O' m'appelle, donc, et me dit juste ces mots "c'est positif".
J'ai dû lui faire répéter car sur le coup, je n'ai pas saisi ses mots.
Il m'a alors donné le résultat de la prise de sang et je ne l'ai pas cru tellement le chiffre me paraissait vertigineusement haut (1908mUI/ml pour être précise).
Il avait appelé car je refusais de m'y résoudre.
Trop peur.
Il m'a alors dit ces mots "ca a marché!".
Et quand j'ai mis en doute ce nombre, il a même dit "c'est peut être 900 je ne sais plus, mais ça a marché !, le biologiste me l'a confirmé".
Le soir même, nous avons été cherché les résultats pour le lire noir sur blanc.
Je me rappelle encore ma fébrilité en ouvrant l'enveloppe, comme si je craignais que le biologiste se soit trompé d'enveloppe quelques heures plus tôt.
Nous avons d'ailleurs refait deux autres prises de sang la semaine suivante pour voir l'évolution de ce taux. Et on a explosé les scores !
Enfin, tout ça pour dire qu'il y a un an, nous apprenions que j'étais enceinte.
06 mars 2012
Laisser mes bébés...
Laisser mes bébés à d'autres personnes que mon homme ou mes parents, même si ce sont mes beaux-parents, et juste le temps de 6h, ça m'a fait quelque chose.
Une mise en bouche pour quand je devrais les confier à une nounou sans doute.
Toujours est-il que la mini séparation a été rude, surtout pour moi (parce que bon, eux, tant qu'ils ont à manger et des bras pour les porter...).
J'ai eu cette sensation d'abandonner mes petits bouts, pour me faciliter la vie.
Je n'ai pas eu le sentiment que je faisais plaisir à mes beaux-parents (alors que c'était évidemment le cas) mais que je me faisais mal à moi-même.
J'ai retrouvé l'appartement bien vide, avec souvent des pleurs de bébés qui résonnaient à mon oreille (mais en fait non).
Oh le chat était content de m'avoir que pour lui. Fallait voir comme il m'a scotché sur le canapé d'ailleurs...
Ca m'a également fait la sensation qu'une mère divorcée devait sans doute ressentir.
Faire un sac avec couches et produit de change, affaires de rechanges, doudous, livre musical, biberons, doses de lait, carnets de santé...
Laisser les bébés et le sac, et repartir parce qu'on sent qu'on est "de trop".
J'ai bien senti que mes recommandations "gonflaient" ma belle-mère :
- le lait dans les dosettes bleues, c'est pour PetitLion qui a des problèmes au ventre, le lait dans les dosettes blanches pour PetitChat qui a des régurgitations, donc pas le même lait.
- leur changer la couche avant chaque repas.
- les coucher à 13h30 dernier délai pour la sieste et ne pas céder à leurs pleurs avant 16h30.
- éviter que le cocker ne les approche de trop près quand même (le chien étant la fifille de la maison qui n'a pas l'habitude des enfants et le cocker étant jaloux de nature, je préfère éviter un coup de croc malencontreux)
Je sais bien qu'elle a eu un enfant (mon homme en l'occurence) mais de l'eau a coulé sous les ponts depuis (plusieurs décennies) et je fais les mêmes recommandations à mes parents même le temps d'aller faire des courses. ET encore, avec mes parents je me permets de rétorquer à certains propos alors que là, je ravale mes répliques histoire de ne froisser personne)
Je crois que toutes les mamans sont ainsi. C'est ma progéniture et ce n'est pas que j'ai pas confiance, mais voilà...
Je sais que mes beaux-parents sont très contents de profiter de leurs petits fils qu'ils ne voient pas souvent (une fois par semaine en webcam, une fois tous les deux mois sinon), fallait pas habiter à 4H30 de route...
J'avoue aussi qu'en ce moment ça m'arrange un peu de ne pas à avoir à trimballer les petits chez la sage femme ou pour faire des cartons de livres (vu qu'on est en train de démonter une bibliothèque dans la chambre pour installer un autre lit bébé à la place)
Mais cette sensation de vide...
Horrible.
Oh, demain je suis certaine qu'ils chigneront pour un oui ou pour un non et que je ne pourrai pas avoir une minute à moi pour paresser sur le canapé et soulager mon dos en souffrance.
D'ailleurs je trouve étrange qu'ils soient sages comme des images avec mes beaux-parents alors que chez mes parents, c'était les hurlements au bout de 45min de sieste.
A croire qu'ils ont peur que s'ils avouent que ça ne se passait pas bien, je ne leur confie plus.
Allez, dans 1h30 je retrouve mes Tiboudoux d'amour et je n'en ai même pas profité pour faire une sieste.
25 janvier 2012
A la recherche de la maison idéale
La situation ne peut décemment pas durer.
A 4 (plus un chat qui prend aussi de la place), vivre dans 45m² n'est plus viable, surtout avec le voisinage qu'on a.
Entre le chichonneux du rez-de-chaussée qui gare sa BM devant le garage parce que, dixit sa compagne, "il n'est a rien à foutre de gêner les autres" (2 fois que O' va toquer pour rentrer/sortir la 308) et qui fait pousser ses plants de cannabis sous nos fenêtres (il les a rentré pour l'hiver mais au printemps ça va refleurir et empester l'appartement...)
Avec le nouveau voisin qui n'en fini pas avec ses travaux (plus de 4 mois pour refaire 30m², je pète un câble à entendre perceuse, grosses voix et tout le toutim derrière la chambre où sont les petits) et qui a fait ami/ami avec le dealer du dessous qui lui a dit de passer quand il veut pour goûter "du chocolat". Voisin d'à côté qui parler wesh wesh bien fort, écoute Skyrock à un volume tel que je l'entends du salon (à l'opposé d'où il est), porte la casquette de travers et qui salope le sol des communs avec ses travaux (et notre porte d'appart tant qu'à faire) sans oublier qu'il ne prend pas la peine de nettoyer après ses passages. Sans parler que lui et ses potes qui font les travaux prennent les communs pour un fumoir...
Avec le fils de la voisine du dessus qui, a 21ans, passe son temps dans le placard de 5m² qui lui sert de chambre/baisodrôme/bar à chichon à jouer de la guitare tout en chantant ou à chahuter comme un gosse avec ses potes (au point que j'ai l'impression que le plafond va s'écrouler quand ils se roulent pas terre)
Bref, il est temps qu'on se casse pour le bien des petits.
Et puis dormir dans le même lit ne va pas pouvoir perdurer. C'est qu'ils poussent mes jolis mômes.
Je rêve de leur faire une chambre décorée avec les stickers représentant leurs doudous que j'ai acheté, les mobiles en bois colorés et les tableaux "quand je serai grand" qui ont été offerts.
J'imagine déjà leurs petits lits, les jouets qui sont stockés chez papi et mamie du Berry en attendant qu'ils grandissent encore un peu, éparpillés sur le sol.
Et un jardin pour gambader quand ils sauront marcher, un toboggan ou une balançoire où ils riront aux éclats quand O' les pousseront pour "aller haut".
Alors ce week-end on s'est lancé dans une recherche de maison avec 3 chambres minimum, cuisine ouverte sur séjour, garage obligatoire et surtout avec terrain de 200m² minimum.
Les 2 salles de bains (ou la suite parentale), une chambre ou bureau supplémentaire ca sera que du bonus!
Le tout à 10km autour de chez nous, à proximité de la ligne C (on sait jamais si je reste là où je travaille pour payer le crédit..; mieux vaut un boulot en CDI qui paie les factures mais qu'on exècre, qu'un boulot qui fait manger des pâtes pendant 10ans)
Les visites commencent dès demain et sont programmées jusque mardi prochain pour le moment.
Nous voilà lancé dans un autre projet de famille en somme.
Alea Jacta Est !
05 janvier 2012
Bilan 2011
En janvier 2011 j'avais fait une liste de résolutions à tenir (ou pas).
Voyons ce qu'il en est 12 mois plus tard...
Me mettre au sport
Les séances de kiné abdominales, ça compte ?
Bon, j'ai dû très vite cesser de faire de la Wii BalanceBoard vu que mes Tiboudoux n'étaient pas très très bien accrochés et qu'il fallait du repos, du repos, du repos (que même prendre le RER ou faire de la voiture m'était prescrit)
Cesser de me ronger les ongles
Raté ! Mais j'ai laissé pousser mes cheveux !
Je sais, ça compense pas.
Sourire plus
Raté aussi... quoique depuis 2mois et quelques jours, ça va mieux.
J'suis juste supra fatiguée
Arrêter de râler
Pas réussi non plus (bon en même temps, j'ai pas essayé... ouh la vilaine !)
Me rabibocher avec ma soeur
J'ai tenté, je n'ai pas réussi. C'est comme dans un couple, faut être deux pour vouloir.
J'ai encaissé son dédain quand elle m'a vu enceinte, j'ai encaissé ses paroles dures et injustes.
Alors je prends juste ce qu'elle me donne : des vêtements de bébés et je ne cherche plus à comprendre.
Acheter une maison
C'était sans compter sur la crise, le plan d'austérité (exit le prêt à taux O). DOnc c'est galère et on vit à 4 dans 45m² et un chat en attendant des jours meilleurs (et une proposition d'achat)
Changer de boulot
Vu que je n'ai plus travaillé depuis le 20 mars 2011, c'est presque pareil, non ?
Je refais mon CV est je cherche près de la maison (rien que de penser que je vais perdre 2h30 par jour dans les transports ça me déprime)
Partir de l'Île de France
On avait ce projet et on pouvait, sauf que la crise (encore elle) n'aidant pas, suivre O' en Franche Comté pour son boulot n'est plus d'actualité vu que sa boite a viré 300 personnes sur les 500 bossant chez Peugeot.
Agrandir la famille
On a (enfin) réussi à tenir une résolution !
Et plutôt deux fois qu'une.
Pas facile tous les jours mais je préfère en avoir 2 d'un coup qu'aucun.
Et mes résolutions 2012 ?
Qui vivra verra... mais on peut prendre les mêmes et recommencer :)
20 décembre 2011
J'anticipe !
Je suis prévoyante.
J'aime bien planifier les choses, même si ça devient difficile avec les Tiboudoux vu qu'on vit à leur rythme... imprévisible.
On les a pré-inscrit à la crêche début septembre pour la rentrée prochaine.
Avec l'espoir fou qu'ils aient une place dans l'une des 3 crêches municipales de notre ville (en tant que juju ils sont prioritaires mais comme il y a paires de jumeaux en attente, les places seront chères...), j'ai anticipé leur rentrée.
J'ai acheté des étiquettes thermocollantes pour leurs affaires : vêtements, biberons, chaussures, doudous, ...
J'ai farfouillé sur différents sites avant de tomber sur un site plutôt sympa qui propose tout un pack spécial crêche (il y a le pack naissance, école, colo et même maison de retraite !)
On peut en effet personnaliser les étiquettes : la couleur de fond, la police de caractère et y associer une petite image.
Vu que mes bébés ont un petit surnom, j'ai eu le plaisir de trouver le picto correspondant : un petit Lion pour Jérémy et un petit Chat pour Joffrey.
Voici ce que ça donne :


C'est beau le progrès !
06 novembre 2011
Séjour à la maternité
Y a des séjours à l'hosto qui se passe bien (ou pas dans mon cas), comme celui que j'ai eu début juillet.
Avec torrents de larmes chaque jour et examens angoissants pour savoir si les Tiboudoux allaient bien.
Et il y a le séjour à la maternité, celui qui concrétise 9mois d'attente.
Dans mon cas, le premier jour fut donc un très long jour... mais le plus beau finalement puisque je suis enfin devenue maman !
Je me suis d'un coup d'un seul retrouvée dans une chambre individuelle (vive les césariennes et les jumeaux cumulés !) avec un bébé dans chaque berceau, abandonnée par un homme qui est rentré à la maison dormir un peu (parce que lui aussi a vécu cet accouchement comme un truc de dingue et stressant) et rassurer le chat (assez perturbé depuis quelques jours, il faut bien l'avouer)
Je comatais depuis à peu près 1h quand j'ai entendu un des bébés tousser.
J'ai allumé la lumière de lit pour voir un Joffrey rouge et des bulles sortir de sa bouche.
Y a pas pire comme réveil pour une jeune maman qui ne sait pas ce qu'il se passe.
J'ai pressé avec frénésie le bouton d'appel et une dame m'a demandé, via un micro.
"Joffrey s'étouffe", c'est tout ce que j'ai pu lui dire avant de regarder mon petit bout d'un air impuissant (et en plus je n'arrivais pas à accéder à son berceau à cause de cette opération chirurgicale récente).
La SF est venue dans la minute et a pris mon petit mec dans ses bras pour me le rapporter 30min après.
C'était des glaires, très courant pour les accouchements par césarienne (par voie basse, le bébé les expulse de lui-même m'a-t-on expliqué).
Il a du mal à les évacuer mais ca passera dans 24h m'a-t-on rassuré...
On m'a pris les deux petits le temps de leur faire les soins (change, pesée, ...) et on m'a néanmoins de faire du peau à peau avec les deux dans le lit car la température de Jérémy était trop basse (36,4°).
On est resté serré tous les trois toute la matinée, à comater.
La première journée s'écoule donc tranquillement, avec un papa presque frais et dispo revenu pour les heures des visites, avec des biberons, la mise au sein, les soins pour les petits, les soins pour moi qui suit encore sous perf et sous analgésiques oraux.
Puis vint la nuit de vendredi à samedi.
On m'a levé l'après-midi même pour que je puisse me laver assise dans la salle de bains.
J'ai un avant-goût de ce qu'est être impotante, ça ne me plait pas du tout...
Ca tire de partout, je marche à moitié courbée par la douleur.
A minuit, les SF de nuit/week-end viennent chercher les 2 berceaux, voyant que je suis à la ramasse totale et surtout qu'avec la césarienne, je ne peux toujours pas me lever seule de mon lit pour m'en occuper totalement.
A 0h54 précises, une SF entre dans la chambre pour me prévenir que petit Joffrey a fait une cyanose de la bouche, due aux fameux glaires et que la pédiatre de garde s'occupe de lui.
Un quart d'heure après, elle revient pour me signaler qu'il a été transféré dans l'unité Kangourou, mis sous scope pour vérifier son rythme cardiaque et sa respiration.
Je suis à demie assise dans le lit et je pleure.
Y a rien de pire que de se sentir une maman impuissante.
A 1h30, la SF vient me chercher pour m'amener en unité de soins et voir mon petit. Elle m'a vu désoeuvrée et comprend que j'ai besoin de le voir de mes propres yeux pour m'assurer personnellement qu'il va "bien".
Quand je l'ai vu avec ses capteurs, j'ai craqué et les "tatas" de l''unité kangourou m'ont expliqué que c'était une précaution nécessaire.
Elles m'ont donné de quoi lui faire un biberon et je l'ai eu dans les bras jusque 3h du matin à le regarder dormir, respirer, à scruter l'écran indiquant son rythme cardiaque, ...
Deuxième nuit blanche, bonjour !

Et si je comptais me rattraper sur les repas pour prendre des forces, c'était loupé !
Avec la césarienne, je n'avais droit qu'à du bouillon de légumes et un yaourt en déjeuner/dîner et des biscottes natures le matin.
Et dire que j'arrêtais pas de dire que mon premier repas serait un éclair au chocolat !
Joffrey venait nous rejoindre dans ma chambre en journée et on a même pu lui donner son premier bain le dimanche matin.
Jérémy, quant à lui, retournait en nurserie de nuit le soir car avec toutes ces émotions, je ne pouvais pas me reposer. Les SF voyaient très bien mon état de fatigue et le babyblues s'y ajoutant...
En plus il fallait assurer pour les différentes visites familiales :
- samedi, le parrain du papa, les nouveaux grands-parents paternels
- dimanche, l'arrière-grand-mère et de nouveau les grands parents paternels
- lundi, l'autre arrière grand-mère et les grands-parents paternels, sans oublier la photographe de l'hôpital qui les a pris sous tous les angles en les faisant poser sur le lit (je m'attend à un prix exhorbitant pour la moindre photo quand on recevra le mail de validation dans un mois !)
Lundi soir, on a eu droit à une visite de la psychologue de l'hôpital pour que je parle de mon accouchement.
J'ai vidé mon sac en expliquant que ma priorité c'était mes bébés qui se portaient bien. Joffrey était sorti officiellement de l'U.K. l'après-midi même.
Pour fêter ça, j'ai dormi toute la nuit avec les deux, à les gérer (soins et biberons)
Me lever devenait de plus en plus facile, on m'avait ôté la perf l'avant-veille et le pansement de la cicatrice aussi.
J'avais juste énormément de mal à dormir autrement que sur le dos.
Ce fut épique car ils étaient décalés de 60 à 90 minutes, mais j'ai assuré pour mes deux petits bouts.
En tout cas c'est l'impression que j'ai eu. Et rien ne vaut l'auto-satisfaction quelques fois.
Surtout que dans la journée on m'avait confirmé notre sortie à tous les trois pour le lendemain.
Mardi matin, grand jour !
J'ai appelé ma mère pour la prévenir et s'en est suivie une engueulade avec ma soeur qui me reproche d'être greffée au téléphone avec notre mère et a littéralement déversé son fiel sur moi sur des propos récurrents (je suis la fille préférée, elle n'a plus de famille, personne ne l'aime...)
Rien de tel pour une fille émotive de base comme moi (et en pleine chute d'hormones) pour se mettre à pleurer comme un bébé devant la SF venue m'ôter les agrafes de la césarienne.
Pour me calmer, j'ai été donner le bain à Joffrey et la SF a pris le temps de discuter avec moi et d'être diplomate par rapport à l'attitude de ma soeur.
A 14h, nous étions tous les 4 en voiture, aidés par les grands-parents paternels et rejoignions nos pénates.
Nous étions enfin en famille et ce mot est devenu le pus beau de mon vocabulaire depuis...
19 octobre 2011
Occupation culinaire
Faut bien tuer le temps comme on peut quand on est grosse comme une baleine et qu'il n'y a strictement rien à la tété, TNT comprise.
Comme tous les desserts (sucrés) me sont proscrits et que je préfère éviter les tentations, j'ai donc opté pour les plats de résistance.
Dernièrement j'ai donc réalisé :
- un gratin de courgettes à la mozzarella (sans viande)
Avant Après cuisson

- des croquettes de poulet (ici en version "avant la mise en forme de boulettes")
Avant Après cuisson

- un clafoutis aux pommes (oui je sais, c'est un dessert mais il me restait des pommes de chez mes parents)
Avant Après cuisson

- des cannelonis fourrés (je ne fais que le fourrage vu que les pâtes s'achètent en magasin)
- de la moussaka (j'ai oublié de prendre la photo de la préparation)
Au programme à venir : chili con carne (sans piment car je supporte pas ça), tartelettes de légumes verts...
La maison embaûme et je me dis que ça fera peut ête sortir les Tiboudoux de mon ventre.
05 octobre 2011
Y a plus qu'à attendre
Voilà, la dernière écho "officielle" est faite.
Non sans mal... on a été zappé par les sages femmes du bureau des consultations. Elles 'mont demandé de faire pipi dans un gobelet et d'attendre qu'elles m'appellent. Sauf qu'au bout de 20min (et aucune patiente à l'horizon), O' a été les déranger (ça potinait sec !) pour leur dire que j'avais fait mon pipi comme demandé.
Elles avaient clairement oublié ma présence puisqu'elles ont redemandé si on avait RDV (non on vient pour le plaisir de visiter l'hôpital) et avec quel médecin.
Muni de mon résultat de bandelette urinaire, on s'assoit sur les sièges en bois pas du tout confortable devant le box 1 du docteur.
On est habitué à attendre plus d'une heure avec lui (vu que c'est un médecin accoucheur, il file accoucher les patientes en urgence). Cette fois, 45min auront suffit (à me tuer le dos et à me faire des contractions maouss costaud).
Le pompom c'est qu'on était 3 à attendre et ils nous a demandé notre heure de RDV. Allélouia, c'était moi la première.
Dans son bureau il nous demande pourquoi nous sommes là (heu... faire un tennis ?!).
Je réponds donc "consultation et écho" pendant qu'il lit mon dossier bien épais. Et là ça a l'air de faire tilt "Ah vous attendez des jumeaux"
On se dirige vers la salle d'écho où la clim est à fond. Glaglagla.
Il me badigonne de gel puis l'étale avec la sonde.
C'est là qu'il nous montre J1 à GAUCHE (et oui contrairement à ce qu'a dit l'urgentiste jeudi dernier, J1 n'a finalement pas changé de place par rapport à l'écho de septembre), tête contre mon col, les pieds en haut, complétement sur mon flanc gauche.
J2 à droite n'est finalement pas en siège (hourra !) mais en transverse. En gros sa tête est contre le ventre de J1, à peu près au dessus de mon nombril. Son corps forme une virgule, ses pieds étant au niveau de la tête de J1.
Apparemment ils ont assez de liquide amniotique pour changer encore de place... Mais s'ils pouvaient éviter, j'apprécierai :)
Mesures prises on nous annonce de gros bébés : 2.7 et 2.8 kg. A 34 SA, c'est en haut de la courbe. C'est le diamètre abdominal qui explose les moyenne (carrément en dehors des courbes). En gros, ils ont un gros bidon :)
Côté taille, selon la mesure du fémur, ils feraient 47cm dépliés.
Rien que ça...
Le docteur termine l'examen par une vérification du col et là surprise, il nous dit qu'il est ouvert.
Avec O' on s'est regardé genre "a-t-on bien compris ?"
Ah bah oui... col ouvert mais rien d'alarmant (sinon je serai restée sur place).
Et à ma question "je vais accoucher bientôt alors ?" il m'a répondu : "ça va dépendre de vos contractions : entre cette nuit et dans 15jours, on peut pas savoir"
Voilà voilà... super précis n'est-ce pas ?
De retour à son bureau, il me demande de prendre RDV avec une sage femme de l'hopital pour des "explorations fonctionnelles".
J'ose pas comprendre ce que c'est mais a priori la sage femme va juger après auscultation de mon utérus si on doit me déclencher ou non.
J'ai galéré pour joindre le bureau des rendez-vous (55min pour joindre une personne du bureau des consultations !) et on m'a imposé l'heure puisque j'ai imposé la date (le même jour que l'anesthésiste).
Faut dire que faire le trajet en voiture appart > hopital a été un supplice. J'ai eu des contractions, les bébés ont manifesté leur mécontentement par des coups de pieds bien sentis donc si je peux limiter mes déplacements !
C'est O' qui va être content de poser une demie journée pour attendre dans les couloirs de l'hôpital...
Donc y a plus qu'à attendre que les bébés déclenchent des contractions pour ouvrir un peu plus chaque jour leur porte de sortie.
A moins que la SF en décide autrement mardi prochain...
30 septembre 2011
Y'en a un dont on parle pas mais pour qui ça va être dur
Notre vie va être désorganisée dans quelques semaines, c'est sûr et certain.
Mais y'en a un qui se doute qu'il va se passer quelque chose sans savoir quoi, c'est Domino !
Déjà quand O' a monté le lit bébé dans la chambre, la premier réflexe de mon chachat super curieux a été de grimper par les barreaux (il a une bonne détente mon chachat) pour voir ce qu'il y avait à l'intérieur (du bordel en l'occurence, vu que j'y ai stocké pleins de cartons de fringues en attendant que la commode arrive)
Quand la commode a trouvé sa place dans la chambre, il est bien sûr monté dessus malgré le matelas à langer et sa protction en plastique qui fait plein de bruit (c'est d'ailleurs peut être ça qui l'amuse).
Quand les bébés seront là le choc va être rude pour le Domino, il va être interdit de chambre (en ôtant la clanche parce que monsieur le chat sait ouvrir les portes).
Ca le dérange moyen en ce moment parce qu'il fait tellement chaud qu'il préfère roupiller dans le séjour et non avec nous sur le lit.
Je culpabilise déjà car il va se croire puni alors que c'est surtout pour éviter qu'il dorme sur les bébés qu'on compte agir ainsi.
Alors c'est pour ça que quand je fais mes siestes quotidiennes (pour essayer de rattraper le sommeil qui me manque à cause de mes nuits hâchées), je le laisse dormir contre moi.
C'est sans doute une erreur, je devrais l'habituer de suite mais j'ai pas le courage.
Et pis il est trop mimi quand il dort sur le canapé avec moi après avoir têté la couverture


Espérons qu'il comprenne ce changement qui va nous "perturber" tous les trois, mais lui un peu plus que nous car son territoire va être envahi pour un certain nombre d'années.
28 septembre 2011
Première(s) lessive(s)
Parce que j'ignore de quoi demain sera fait vu tous les aléas qu'on a connu depuis le début de ma grossesse, j'ai préféré prendre les devants.
J'ai pris tous les petits bodies, pyjamas taille 1 mois, les serviettes de toilettes cousues par la Mamie de Vendée, les bavoirs, les chaussettes et les doudous pour les mettre dans un grand filet (après avoir retourné tous les petits vêtements comme indiqué sur l'étiquette... un vrai bonheur vu la petitesse des habits)

Hop, en machine avec de la lessive spéciale "bébé", pas d'adoucissant ni de tralala et un programme en "délicat".
Après 50min de lavage et un essorage soft à 400 tours/min, j'ai mis sur l'étendoir les (toutes mini rikiki) petites affaires.
Quelques bugs sur les serviettes de la Mamie de Vendée. Deux petits personnages se sont décollés. Va falloir que je travaille du fer à repasser pour essayer de réparer tout çz...
En tout cas, je suis très très contente qu'il fasse beau ET chaud pour que ça ne prenne pas 3 jours à sécher !

On va d'ailleurs réflêchir à investir dans un sèche linge pas trop gros à mettre dans la salle de bains (et là on est heureux d'avoir une deuxième évacuation à cet endroit !) parce que dès que la température ne sera plus au rendez-vous, notre salon risque fort de ressembler à un camp de réfugiés avec des vêtements à sécher partout !
J'ai enchaîné sur le lavage des nids d'ange et des gigoteuses, toujours avec la lessive spéciale et toujours avec un essorage bas. Erreur ! C'est tellement épais que le séchage à l'air libre n'est pas gagné !

La prochaine lessive est d'ores et déjà dans le filet : couvertures, petits habits de ville taille 1 mois, bavoirs.
Ensuite la valise des Tiboudoux sera quasi prête !
On attend toujours le 4 octobre pour savoir s'il faut acheter des petites affaires en taille naissance ou sije persiste en taille 1 mois.





