Et voilà, encore une nouvelle année écoulée.
Ils deviennent des grands, mes Tiboudoux.

Je me revois encore à la maternité, allongée sur le lit et la douleur qui m'appuyait sur le coccyx malgré la péridurale posée par une anesthésiste mal aimable et brutale.
Je me revois entourée du gynécologue obstétricien et des sages femmes qui me manipulaient pour faire descendre correctement PetitLion qui ne se présentait pas bien.
Je me revois effrayée - que dis-je terrorisée - séparée du futur papa, sur un brancard poussé dans un long couloir puis amenée dans une pièce immaculée où j'ai retrouvée l'anesthésiste de ma péridurale et des tas de têtes inconnues pendant qu'on installait les champs opératoires devant mon visage.
Je me revois pleurant, m'inquietant de sentir qu'on m'appuyait sur le ventre alors qu'on m'avait anesthésié et je ré-entends la voix de l'anesthésiste me parlant comme si j'étais une demeurée (excusez-moi de ne pas avoir été préparée à l'éventualité d'une césarienne en urgence !)
Je me revois pleurant dès que j'ai entendu le cri de PetitLion qui résonne encore en moi.

Je revois la frimousse tout blanche de PetitLion qu'on m'a présenté pour l'embrasser, le sentir, le regarder.
Je revois le petit visage de PetitChat qu'une autre sage-femme m'a apporté pour un bisou rapide avant d'être préparé.
Je nous revois, avec le papa qui tenait PetitChat contre lui, dans la salle de réveil. Juste tous les trois en attendant PetitLion qui venait de baptiser de méconium la table à langer de la nurserie.
Je nous revois tous les quatre, savourant le silence, caressant vos visages.
N'en revenant pas que vous soyiez enfin là.
Nous étions parents.

Avoir quatre ans pour un petit garçon c'est une étape, à mon sens.
On n'est plus petit, mais on n'est pas encore grand.
On sait s'exprimer pour dire où on a mal, ce qu'on a mangé à la cantine, ce qu'on veut demander au Père Noël.

Les Tiboudoux sont fiers d'avoir 4 ans.
Ils savent le montrer sur leur main. Ils savent compter les bougies. Ils savent dire qu'ils ont fêté leur anniversaire.

Mais contrairement aux années précédentes, je n'ai pas préparé de fête.
Par faute de temps. Par faute d'énergie.

Alors pour me faire pardonner de ne pouvoir leur faire une fête avec les parrains, marraines, papis, mamies, ... on a fait plusieurs repas d'anniversaire.
Gâteaux, bougies et cadeaux compris.

D'abord chez Papi et Mamie de la campagne, mais sans papa qui travaillait, le jour J, avec un gâteau pistache/framboise de chez le pâtissier.
8 bougies à souffler, 4 chacun.

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Ensuite à la maison, le week-end avec papa et Papi et Mamie de la mer, venus sur la région presque spécialement.
Avec un gâteau bateau pirate, réalisé par mes soins grâce à un moule acheté uniquement pour leur faire plaisir, les Tiboudoux étant fan de Jake et les pirates, de Peter Pan et du capitaine Crochet.

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Une décoration avec des perles argentées, des billes de sucre coloré et le tour était joué.
En tout cas, ça a plu aux intéressés et c'est bien le principal.

Puis mardi soir, j'ai réutilisé le moule pour préparer le gâteau pour la classe de PetitLion.
Un gâteau chololat praliné auquel j'ai ajouté de la pâte à sucre pour donner un peu de couleur.
Première tentative dans la pâte à sucre en revenant d'un Conseil d'Ecole qui s'est terminé à 20h et en enchainant sur la confectionnant du gâteau à 21h.
PetitChat savait que ce gâteau ne lui était pas destiné, car dans une autre classe. Mais il l'a plutôt bien pris.
Lui, il allait faire son gâteau avec la maîtresse avec les oeufs qu'on a fourni.

Quand je suis revenue chercher PetitLion le mercredi à 11h30, jour de la fête d'anniversaire dans sa classe, sa maîtresse m'a souri en levant les pouces.
Apparemment c'était donc réussi. Et bon.
Et PetitLion était très fier de son gâteau de pirates. Même s'il m'a fait remarqué qu'il avait ENCORE eu un gâteau "bateau pirates".

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Et dimanche on va remettre ça, avec Tata C. et Tonton R.
Avec le même moule de gâteau pirates. Mais c'est surtout parce que c'est Tonton R. qui l'a réclamé :)

Je suis extrémement fière de mes petits - pardon - de mes grands garçons.
Même s'ils m'en font baver souvent, j'ai toujours droit à des câlins sans en réclamer. Et ça, ça n'a pas de prix.

Happy 4, mes Tiboudoux.
Maman vous aime toujours plus fort chaque jour qui passe.