Je suis cette fille qui a souhaité la fête des mères à sa maman une semaine avant l'heure.
La faute à tous ces mails commerciaux qui nous inondent en permanence longtemps avant le jour J et qui m'ont perturbé au point de me gourer de dimanche en envoyant un gros bouquet de fleurs oranges, vertes et rouges à ma maman.
Le fleuriste de ma maman a dû bien rigoler en livrant le dimanche 24...

Toujours est-il que vendredi dernier (celui que je croyais 2 jours avant la fête des mères dans ma tête), j'ai été déçue de récupérer mes Tiboudoux avec juste leur sac d'école. Et un sac plastique avec le slip mouillé de mon PetitLion.

Je misais donc beaucoup sur ce vendredi 29 mai et j'espérais voir mes fils avec un petit paquet. Juste un peut truc fait de leurs petites mains de 3 ans et demi.
Je salivais d'avance en voyant sur Instagram des institutrices de Petite Section, dont la marraine de PetitChat, poster des photos des œuvres des petits élèves pour l'occasion.
J'admirais.
J'avais hâte.

Et quelle ne fut pas ma tristesse ce soir en les récupérant à la sortie de classe, de voir mes fils sans rien dans leur main, ni dans leur sac.
Même pas eu de slip mouillé (sic!) à laver.

J'aurai tellement aimé avoir ne serait-ce qu'un collier de nouilles créé des mains de mes fils.
Mais non.
Principe d'égalité entre les enfants de parents divorcés apparemment.
Il y en a 3 dans toute l'école (83 élèves).
Alors fendre le cœur de toutes les autres mamans pour 3 familles séparées, ça me gonfle.
Oui je suis égoïste sur ce coup.
Oui j'en pleure.
Parce que je trouve bête ce parti pris.
L'argent est un souci dans notre petite école de petite ville (6000 habitants) ?
Qu'aurait donc coûté d'acheter deux paquets de coquillettes, du fil et de la peinture pour faire un truc certes ringard mais attendrissant (à mes yeux en tout cas).

Donc voilà.
Pas de cadeau de fête des mères pour moi. Et ça me rend triste. Malheureuse même.
Et mes fils ne comprennent pas pourquoi.