CiDooN, maman double twins

16 mai 2017

Cette mère courage

Il y a 2 mois j'assistais à un enterrement.

J'avoue que je ne pensais pas que je reviendrais dans l'église où j'ai baptisé mes aînés pour dire un dernier au revoir à un papa.
Surtout que 10 jours avant, on célébrait les 6 ans de son petit garçon, le meilleur copain de PetitLion.

Je revois encore mon mari discuter avec lui quand on est revenu chercher nos enfants à la fête d'anniversaire.
Un jeune quadra sympathique, très ouvert, super souriant.
Il se chargeait de venir chercher ses 2 fils, dont le dernier n'a pas encore 3 ans et demi, juste avant la fermeture de la garderie du soir de la maternelle.

Sauf un soir où il n'est jamais venu.

Je revois encore la directrice de l'école alors que j'attendais dans le couloir de l'école de voir les enseignantes de mes garçons. J'entends encore ses mots m'avertissant, en tant que référente des représentants de parents d'élèves, du décès d'un papa.
Et puis quand elle précisé le nom, j'ai été stupéfaite. J'ai équarquillé grands les yeux, j'ai ouvert la bouche pour émettre un "non ce n'est pas possible, je lui ai parlé la semaine dernière !".
Une réflexion stupide quand on y repense.

J'ai tenu à assister à l'enterrement (je remercie la nounou pour le dépannage de dernière minute pour les petits et une amie pour m'avoir gardé les grands).
En tant que maman des amis de ses fils.
En tant que femme d'ex motard (d'ailleurs j'ai mis mon veto au rachat d'une moto suite à ce drame).

En tant que mère et épouse, je me devais de témoigner mon soutien à cette mère, cette femme, cette épouse, cette veuve qui enterrait son mari dans une église comble.

Cette maman, je la vois chaque matin devant les grilles de l'école. On se dit bonjour, on se sourit pendant que nos enfants respectifs s'amusent ensemble, PetitChat appréciant beaucoup le benjamin de la fratrie.

Avant que j'apprenne la tragédie, rien sur son attitude ne pouvait me faire penser le drame qu'elle était en train de subir.
Elle continuait à sourire, à dire bonjour.
Un soir après l'enterrement, je l'ai croisé. Son petit dernier faisait une colère pour ne pas partir de la garderie et je la revois encore : sereine, à lui parler doucement, à lui expliquer qu'il fallait rentrer à la maison maintenant.
J'ai de suite penser que moi, à sa place, j'aurai perdu toute contenance et j'aurai crié, pleuré. J'aurai lâché les vannes de mon désespoir. J'aurai craqué. Parce que je suis comme ça, je me noie dans la détresse.

Mais elle, non. 
Je l'ai trouvé courageuse. Tellement forte.

J'ai appris plus tard que son fils aîné lui avait demandé de ne pas pleurer devant eux.
Et ça n'a fait que renforcer mon admiration pour elle.

Ses enfants n'ont pas perdu le sourire. Ils sont toujours polis, joyeux. 
Chaque matin elle continue à amener ses fils à l'école, puis elle va travailler et revient les chercher en prenant le même train que moi.

Et je trouve cela admirable.

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03 mars 2017

Dis maman, c'est quoi un jumeau ?

C'est cette question que m'a posé PetitChat quand on est sorti de l'école avec ses petits frères pour se rendre à sa séance d'orthophonie comme chaque mercredi matin.

Cette fois-ci, je suis rentrée dans l'enceinte de l'école avec un petit à chaque main, on attendait dans le hall et tous les enfants des 3 classes sont sortis dans le couloir en vue de la récréation de 10h.
Les petits ont une doudoune vert fluo, donc difficile d'être moins discret que ça.
Et puis quand ils ont vu leur frère se diriger vers nous, ce fut l'euphorie totale, entre cris de joie et prononciation des 2 syllabes du prénom de PetitChat.

Les autres enfants, très intrigués par mes petits bonhommes curieux et ravis d'être là, ont commencé à s'approcher et on a eu droit à "Oh des jumeaux !", "Ca c'est les petits frères de PetitChat et PetitLion", "Oh il sont rigolos, ils ont le même manteau".

jo_refletOn est sorti de l'école pour aller à la voiture, PetitChat tenant MiniPouss par la main, moi celle de MiniLoup.
Et là, PetitChat m'a demandé "Dis maman, c'est quoi des jumeaux".

J'avoue que j'ai été déstabilisée par sa question parce qu'il est lui-même jumeau.
Puis j'ai compris que son interrogation venait du fait que c'est un terme que nous n'emplyons JAMAIS.
En société, pour les présenter à tante Machin ou à l'ami Bidule, nous ne les avons JAMAIS appelé "les jumeaux".

Parce qu'ils ont beaux être nés le même jour, ils sont deux entités bien distinctes.
Et plus les mois s'écoulent, plus le dégré de séparation entre eux s'agrandit.

Ils ont chacun leurs amis.
PetitChat ayant une nette préférence pour les copains qui courent dans la cour, qui grimpent partout, qui se dépensent tout le temps. Ilaime aussi les filles. il y a eu V et maintenant D. à qui il fait des bisous (et il rougit en le disant). C'ets lui qui a choisi d'inviter les 2 filles présentes à son anniversaire, parce qu'elles sont "chouettes et gentilles". PetitLion a des copains qui dessinent tranquillement assis à leur table plus de 10minutes d'affilée et qui connaissent tous les super pouvoirs des Avengers. Pourtant son meilleur ami est un garçon qui préfère jouer avec PetitChat à la récréation, mais dès qu'il y a une activité posée et rigoureuse, c'est avec PetitLion qu'il préfère être.

Ils ont chacun des loisirs.
PetitChat joue aux petites voitures, construit des circuits, utilise son dinosaure pour taper dans les legos et tout détruire tel Godzilla, dès qu'il y a un rayon de soleil il file dans le jardin pour faire du toboggan, de la balançoire, ramasser des cailloux, monter sur son vélo, ... Alors que PetitLion préférera se mettre sur la table avec crayons et ciseaux pour faire des colorioages et découpages, il me chantera les comptines apprises à l'école, il me dira que "mars" commence par le M de maman et se termine par le S de Serpent, et écrira en attaché et en détaché les prénoms de ses copains et des membres de la famille.

je_jo_tgv_2Ils ont chacun leur chambre et leur univers.
Depuis peu, on les a séparé de chambres car chaque coucher devenait un supplice, entre pleurs, coups bas et hurlements.
Ne supportant plus leurs bagarres, ni le fait que PetitChat embête PetitLion jusque dans son lit, nous avons pris la décision de transformer la chambre d'amis en chambre de petit garçon. Et de déplacer la chambre des petits, jouxtant la chambre d'amis, à l'étage, à côté de notre chambre.
Ainsi, PetitChat et PetitLion ont chacun leur espace tout en restant l'un à côté de l'autre.
Dans la chambre de PetitChat on retrouve son circuit de voitures, son parking de 5 étages, son circuit à billes, ... (des trucs bien encombrants en somme !) et une thématique Hulk qu'il affectionne. Dans celle de PetitLion, il y a des livres, les Playmobil et les chiots de Pat Patrouille. Et des super héros comme Captain America et IronMan aux murs.
Depuis qu'ils sont dans 2 chambres différentes, leurs relations sont plus apaisées et ils aiment passer du temps dans leur espace dédié.

Ils ont chacun une sensibilité.

PetitChat, sous des dehors de gros durs qui fonce dans le tas, est un petit garçon extrémement sensible. Il n'extériorise pas grand chose à part la colère quand il y a du trop-plein. Et dans ce cas, il se replie sur lui-même, de grosses larmes coulent de ses yeux bruns/verts et roulent sur ses joues rondes à croquer. Entre lui et moi c'est une relation très compliquée, tantôt entre disputes et conflits, tantôt entre complicité et fous rires. Il est très proche de son papa mais m'aide avec plaisir quand je prépare les repas parce qu'il aime mélanger, casser les oeufs ou faire la sauce de la salade. Et puis quand j'attendais les petits, il a ostenciblement ignoré mon gros ventre mais dès qu'ils sont nés, que c'est devenu réel pour lui, il s'est montré extatique, très curieuxe t très impliqué. PetitLion est un petit garçon chétif qui tombe dès qu'il cherche à faire la course avec un autre enfant et qui crie au loup dès qu'il sent le vent tourner en sa défaveur. Il a beau être câlin, il est devenu un petit garçon impertinent ("coquin" selon les animateurs) qui soutient son regard gris/bleu au vôtre.

Ils ont chacun leur petit frère.
PetitChat a pris sous sa coupe MiniLoup. Il faut dire qu'ils sont aussi casse-cou l'un que l'autre, ils sont très complices l'un et l'autre. D'ailleurs PetitChat le dit "MiniLoup c'est MON petit frère". PetitLion préfère la douceur de MiniPouss, qui est son véritable double autant physique que moral.

je_jo_tgvJ'ai donc expliqué que des jumeaux ce sont deux enfants, nés le même jour, comme lui et PetitLion. Comme MiniLoup et MiniPouss.

Que dans son école il y a aussi des jumelles, c'est à dire 2 petites filles qui sont soeurs, nées le même jour, comme L. et A. Que les jumeaux/jumelles peuvent se ressembler comme L. et A. ou ne pas se ressembler, comme lui et PetitLion.

Il a juste fait "Ah d'accord" et a poursuivi sur ce qu'il avait fait le matin à l'école comme si de rien n'était.

 

 

 

 

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21 novembre 2016

Cette dame à qui on va parler

Longtemps j'ai repoussé l'échéance, me disant que PetitChat grandit, que ça va aller mieux.
Mais ça ne va pas mieux.
J'en ai pris conscience douloureusement, à la lecture de ses cahiers de classe pendant les vacances d'automne, où la maîtresse avait rajouté un mot sous plusieurs ateliers.
"N'a terminé le travail qu'avec la présence de la maitresse à ses côtés", "Ne s'est pas suffisamment concentré pour finir le travail", "N'en a fait qu'à sa tête", ...

Sans compter le nombre de fois depuis la rentrée de novembre où la responsable de la garderie du soir m'a houspillée devant les autres parents pour me signaler que PetitChat n'a pas été très sage, qu'il a ENCORE bousculé, qu'il a ENCORE mordu.

A chaque fois je me mettais à sa hauteur, pour le regarder dans les yeux, sans crier, sans me fâcher, sans le roudoyer. Et je lui répétais que NON on ne bouscule pas ses camarades, NON on ne mord pas les autres, que si quelque chose ne va pas, il doit le DIRE, ne pas AGIR sans expliquer ce qui ne va pas.

Et puis j'ai eu le bilan de l'orthophoniste. Et j'ai bien vu que ça n'allait pas en voyant ces pics descendants dans les courbes dessinées au crayon et les notes négatives surlignées en rose fluo.
J'ai compris que son retard de langage et de parole était important pour un petit garçon de maintenant 5 ans.
Beaucoup. Trop sans doute.

L'orthophoniste préconise d'ailleurs une deuxième séance hebdomadaire pour travailler encore plus.
Mais je ne sais même pas où on va trouver le temps.
Etre parent de famille nombreuse c'est pas si simple. Le papa a beau être très présent, on travaille tous les deux et nos emplois de temps ne sont pas extensibles. Mon mercredi est déjà intensif entre l'école, l'orthophoniste, les activités extra-scolaires, les lessives, le tout avec les 4 enfants.
J'avoue, j'ai un instant pensé à dire stop. J'arrête de bosser le temps que les choses rentrent dans l'ordre.
Mais quel ordre ?

Et puis l'orthophoniste m'a reparlé de voir une pédopsy. Parce que la psychologue du RASED est limitée en actions au niveau de l'école.
Elle m'a même conseillée de voir la psy de la PMI qui consulte les mardis et jeudis après-midi. 
J'avoue, j'ai ri. Avant de pleurer.
Comment consulter à de tels créneaux quand on a une activité professionnelle à 1h de son domicile ?

Et puis la maitresse m'a reparlé de voir une pédopsy. Parce qu'il pousse sans raison, parce qu'il mord sans raison.

Alors ce vendredi, j'ai contacté une pédopsy.
J'ai pris le premier rendez-vous proposé, j'ai posé un jour de congé.

Parce qu'à un moment se voiler la face ne sert à rien.
Non, à 5 ans, on n'exprime pas son mécontentement par les vilains gestes.
Non, à 5 ans, on ne se bat pas avec son frère jumeau pour des inepties.

Nous sommes des parents complétement démunis face au mal-être de leur PetitChat.
On ne sait plus comment agir.
Crier ne sert à rien, le punir non plus.
Il est évident que nous devons l'aider à grandir sereinement et pour cela, nous devons passer par la case pédopsy.

Alors j'ai expliqué à PetitChat qu'on allait bientôt voir une dame. 
Que cette dame allait lui poser des questions, qu'il n'aurait qu'à répondre.
Mais que je serai avec lui.
Ou du moins pas loin.

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03 août 2016

Se sentir fière de tant de progrès

Avec PetitChat on partait de loin.
Retard de langage, agressivité avec ses camarades d'école, rejet de sa maman (moi, donc).

La première année de maternelle ne fut pas un long fleuve tranquille.
J'ai rencontré plusieurs fois sa maîtresse qui ne savait plus comment faire avec lui, j'ai encaissé les remarques de la responsable périscolaire qui m'interpellait devant d'autres parents pour me dire tout ce qu'avait fait de mal mon fils.

Cette deuxième année de maternelle, je la craignais car j'avais une image négative de sa maîtresse. Je la trouvais molle en conseil d'école. Je me suis dit "elle va se faire bouffer par mon gamin".
Et en fait non.
Après tout, on n'a pas une expérience de 25 ans en grande section sans raison. Je le confirme.
Cette maîtresse dont c'était la dernière année d'enseignement, a su dompter mon PetitChat sauvage.
Chaque mercredi midi, elle me faisait un point de 2-3 minutes pour me dire comment c'était déroulé les derniers jours.
Elle me disait quand c'était une semaine SANS ou une semaine AVEC.
Elle le complimentait devant moi pour son travail au niveau graphique, qu'il maîtrise très bien. Et quand il ne faisait pas bien quelque chse, elle m'en parlait, toujours devant lui, en s'adressant à lui, droit dans les yeux "Je dis à maman que tu n'as pas été sage mais que tu as bien travaillé".
Calmement, avec des mots fait pour me rassurer, elle m'a toutefois conseillée de contacter le RASED en début d'année 2016, surtout qu'il n'allait plus voir l'orthophoniste pendant plusieurs mois (congé maternité oblige).
Je l'ai raconté il y a quelques mois.
La psychologue a observé mon fils en classe, elle l'a rencontrée pour faire des tests.
Et au final, elle nous a annoncé que notre fils n'avait aucun retard. Juste que ça travaillait beaucoup dans sa tête. Qu'il avait du mal à maîtriser tout cela du haut de ses 4 ans et demi.
Et surtout, qu'il ne se représentait pas quand il dessinait notre famille (prends ça dans ta face, maman de famille nombreuse que je suis !)
Là, ce fut un choc pour nous.
On a donc entrepris de trouver des moments rien que pour eux, les grands Tiboudoux.

IMG_3668Les derniers mois avant les grandes vacances, on a vu le changement.
Et la maîtresse nous l'a dit, PetitChat grandit.
On l'a vu à la manière dont il prenait plaisir à dessiner, à créer des choses.
On l'a vu à sa demande pressante de reprendre ses séances d'orthophonie.
On l'a vu à sa joie de faire du "travail" avec l'orthophoniste.
On l'a vu à son élocution plus aisée, même au téléphone.
On l'a vu à son envie d'écrire son prénom, en détaché (majuscule) et en attaché.
On a vu sa fierté de nous montrer qu'il savait le faire, alors que son frère ne l'avait pas appris avec sa maîtresse.
Et on a vu le changement dans ses dessins de bonhommes (dessin datant de mai 2016, il y a eu énormément de progrès depuis), de ne plus utiliser le feutre noir mais de prendre de la couleur.
Et moi je l'ai vu à son rapprochement avec moi.
Il faut dire que suite à mon entrevue avec la psychologue du RASED, j'ai modifié mon attitude avec lui.
D'abord j'ai cessé de crier. Totalement inutile.
A chaque bêtise qu'il fait, plutôt que de le punir au coin ou dans sa chambre, je prends maintenant le temps de lui expliquer en quoi ce n'est pas bien et pourquoi on n'est pas content.
D'un coup, nos relations se sont détendues.
Et maintenant j'ai le droit à des dessins rien que pour moi, sa maman.

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Mon PetitChat grandit, progresse.
Et je suis extrémement fière de lui pour le chemin qu'il a parcouru.

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27 juin 2016

Une journée avec nos grands Tiboudoux

On a choisi ce jour de juin avec munitie.
On a annulé la cantine et la garderie.
On a posé un jour de congé auprès de nos responsables respectifs.
On a prévenu les maîtresses.
On a gardé le secret jusqu'au bout. Alors qu'ils nous posaient la question régulièrement.
"Papa, maman, quand est-ce qu'on va chez Mickey ?"

Ce matin-là, on s'est réveillé comme d'habitude.
On a tous petit-déjeuné, comme d'habitude.
Mais ce matin-là, on a suivi la voiture de Papa qui emmenait les Babynous chez la nounou.
On a récupéré papa dans notre véhicule et pris le chemin de l'école maternelle.
Mais on est passé devant sans s'arrêter.
On a juste dit "on va emmener papa à la gare" pour éviter le flot de questions.
On s'est garé sur le parking de la gare et on a été jusque sur le quai.
J'ai salué les papas et les mamans que je rencontre chaque matin, avec un enfant tenu dans chaque main.
Et on est monté dans le RER de 8h30.
IMG_4130On s'est assis là où il y avait encore de la place.
Et les Tiboudoux nous ont demandé "mais on va où ?"
On a souri.
Alors PetitChat nous a demandé le plus innocemment du monde "on va chez Mickey ?"
On a élargi notre sourire.
Les Tiboudoux se sont regardés, nous ont regardé, ont demandé "on va chez Mickey" (pour s'assurer d'avoir bin compris) et n'ont alors cessé de répéter "on va chez Mickey !" avec de la joie dans la voix.
A ce moment là, j'ai cru voir la publicité pour le Parc Disneyland, où des enfants sont filmés quand on leur annonce qu'ils vont passer une journée chez Mickey.
J'ai vu dans les yeux de mes fils, des étoiles, du bonheur, de la joie. 
Et une totale surprise.
Ils n'ont pas crié, ils étaient juste surexcités.
A tel point que tous les passagers autour de nous ont souri de les entendre murmurer "on va voir Mickey !" avec enthousiasme.

On a fait le trajet en RER pour éviter les bouchons franciliens en heure de pointe.
On a même pris la ligne automatique 14 qui n'a pas de conducteur.
On a été en tête du wagon exprès pour eux, le temps de 3 stations.
Ils ont adoré cette impression de maitriser le métro en fonçant dans le tunnel sombre.
Une mise en jambe pour les attractions à venir.

On est arrivé au parc Disneyland Paris à l'ouverture. IMG_4145

Et on a commencé par ... visiter les toilettes du parc pour vider les vessies de tout le monde >_<
Puis on a pénétré dans l'antre de Buzz l'éclair.
10minutes d'attente qui passent vite dans les couloirs où on peut voir des grands tableaux avec les personnages.

On a fait plusieurs attractions du parc principal, toutes adaptées à leur âge.
PetitLion n'a pas apprécié Blanche-Neige (manège trop sombre avec la sorcière qui fait peur), ni Pinocchio (manège également sombre, avec des bruitages effrayants pour mon petit garçon impressionnable à tendance aux cauchemars nocturnes) et encore moins le Manoir fantôme. 
On a renoncé à faire Dumbo ou Autopia, trop de monde dans la queue.
Mais on a pu faire (presque) sans attendre, "It's a small world" et "pirates des caraibes" (j'avais oublié qu'il fallait beaucoup marcher pour mériter de monter dans le bateau !).

Des gens attendaient déjà pour se faire prendre en photo avec Winnie l'ourson et je ne parle même pas de ceux qui attendaient Mickey.
Donc pas de photo avec les personnages.

On a dejeuné sur le pouce puis on a filé vers le Parc Studios.


IMG_4305Avec des panneaux indiquant 70minutes d'attente (non mais 70 minutes quoi !!!!) pour Ratatouille et Crush Coaster, presque autant pour Studio Tram Tour (55 minutes d'attente !), et une attration "Slinky dog zigzag" momentanément fermée (sans indication de raison par le personnel sur place), on a accepté d'attendre 30minutes pour Cars 4 roues rallye.

faire patienter 2 enfants de 4 ans et demi quand le manège est en vue et que la file d'attente est en zigzag c'est compliqué. Surtout quand il se met à faire une chaleur de dingue.

On a donc fini par monter tous les 4 dans cette micro voiture.
Autant à l'avant il y a de la place, autant la banquette arrière est plus étroite. Et je peux vous dire que les popotins paternel + maternel ont dû se serrer (pourtant on est de stature que l'on pourrait dire standard).
Et au premier tour du manège j'ai senti mon coeur et mon estomac se décrocher à l'intérieur de ma cage thoracique et ma respiration s'est coupée.
C'est bien simple, quand ce fut fini, j'ai hésité à vomir devant tout le monde ou respirer à nouveau calmement pour tout remettre en place là-dedans.
Bref, j'ai détesté. 
Mais mes fils ont adoré, c'est le principal.

On a également pu faire 2 fois de suite les Tapis Volants (faut dire que l'entrée était bien cachée, donc tout le monde se gourrait et faisait la queue à côté). Folie !

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Bien sûr, aller chez Mickey et en ressortir sans souvenir, c'est quasi mission impossible.
On a résisté à l'achat des sabres laser Star Wars (35 € au Parc Studios, 39 € au Parc Disney), faut pas déconner.
J'ai résisté à l'achat d'un magnifique coffret mini poupée Animator Belle (parce que comme dirait O' : "on a pas de fille, alors à qui servira la poupée ?")
Mais... on a cédé à l'achat des épées sonores de Buzz l'éclair (avec la spécification de ne pas y jouer pendant le trajet retour sous peine de confiscation immédiate) et à des mugs Avengers (Captain America pour PetitLion, Hulk pour PetitChat).

Bien sûr on y retournera.
A nouveau sans les petits frères pour pouvoir faire des attractions rien qu'avec eux.
Quand le petit train de la mine sera de nouveau en fonction. Et Peter Pan aussi.

Et on le fera sur 2 jours.
Pour se permettre de perdre 1h dans la file d'attente afin de se faire photographier avec Buzz l'éclair ou Woody le cowboy.
Pour assister à la parade.
Pour ne pas à avoir à calculer le bon timing de trains pour récupérer les Babynous chez la nounou à 18h.

En tous cas, mes fils étaient heureux.
Heureux d'avoir papa et maman rien que pour eux, le temps d'une journée.
Heureux d'avoir enfin vu, en vrai, le château de Mickey (en fait c'est celui de la Belle au Bois dormant mais comme il est sur tous les DVD, pour eux, c'est le château de Mickey).


14 juin 2016

La forêt des contes - Sortie scolaire

Autant on nous a dit que le spectacle de fin d'année un samedi matin était supprimé pour cause de vigipirate, autant les sorties scolaires en bus avec 82 mômes entre 4 et 6 ans en pleine journée, ça passe comme une lettre à la poste.
Ca se voit que j'ai toujours pas digéré la décision des maîtresses, ni l'attitude de la directrice (elle a mis les représentants des parents d'élèves que nous sommes devant le fait accompli, sans chercher de solution(s)) qui n'a même pas pris la peine de donné suit eà mon mail ?!

Bref, passons.

IMG_4001Pour cette sortie scolaire, j'accompagnais la classe de PetitChat.
Et croyez-moi, il était heureux. Fallait que je m'assois à côté de lui dans le bus, que je pique-nique à côté de lui, que je lui tienne sa main, et je ne vous parle pas du nombre de "c'est ma maman !" qu'il a répété en apostrophant ses camarades de classe.

L'ASEM qui nous met dans le bain en nous disant qu'il fallait surtout faire attention au petit N., à la petite L. qui pouvaient se carapater.
Puis elle nous a dit, en me regardant, que comme j'étais là, le troisième larron (mon fils donc...) ne risquait pas de les suivre (voilà voilà).

 

 


Nous avons donc pris le bus pour aller en forêt (après un week-end de pluie continue, youpi !).

IMG_3984 IMG_4010

Le principe ?
Maléfique a transformé le jardinier des contes, Pomme de Pin, en statue et a mis le bazar dans plusieurs contes.
Pour le libérer de son mauvais sort, nous devions emprunter 1 chemin sur lequel il y avait des épreuves (concernant chacun un ou plusieurs contes) et revenir avec la solution pour obtenir un indice.
5 chemins, 5 indices permettant à la fin de dire une formule magique pour libérer Pomme de Pin.

IMG_3980On nous a dirigé vers le premier chemin, celui de "Jack et le haricot magique"
Nous devions suivre le chemin et sur chaque pancarte trouvée, noter le numéro correspondant au haricot et le mettre dans l'ordre de sa croissance.

Pour ne pas se perdre, nous devions éviter les chemins comportant une pancarte avec une citrouille.

Mission remplie pour rapporter les 4 chiffres du code et obtenir la première phrase de la formule magique "Abracadabra".

 

 

 

IMG_3982Deuxième chemin, celui des "3 petits cochons".
Il fallait cette fois trouver les éléments de la maison en brique pour nous guider sur le chemin (sans prendre le chemin où il y avait les pancartes du loup) et trouver les maisons des 3 petits cochons pour trouver des images.
Ensuite il fallait reconstituer l'histoire avec les images.IMG_3985

 

 

 

 

 

IMG_3989Troisième chemin, les multicontes, regroupant "Pinocchio", "Roule-Galette", "le petit Chaperon Rouge" et "le Chat Botté".

Là encore des épreuves comme, retrouver les protagonistes de "Roule Galette" parmi 10 animaux, retrouver le titre "Le petit Chaperon Rouge" dans différentes écritures, ...

 

 

 

 

IMG_3991Quatrième chemin, celui de "Boucle d'Or et les 3 ours".
Il fallait trouver l'élément manquant à la fin du parcours après avoir vu toutes les pancartes.
On a pu voir les différents bols, les différentes tables et chaises, les lits aussi. Et les ours.
Et il manquait Petit Ours.

A la fin du parcours, Boucle d'Or nous attendait en compagnie des 3 ours.
Il a fallu remettre les bols et les cuillères sur les bonnes tables.
IMG_3992

 

 

 

Sur les parcours, j'ai pu croiser PetitLion avec son groupe, de l'autre claisse.
IMG_4007A chaque fois, j'ai eu droit à des grands sourires comme s'il était rassuré que je sois là, pas loin de lui.

On a aussi fait une pause pour se déshaltérer et faire pipi aux petits et j'ai pu faire un ca^lin à mon grand garçon.

 

 

 

 

 

 

IMG_3995Dernier chemin, "Blanche-Neige et les 7 nains"

Sur notre parcours, des pancartes avec les 7 nains.
Et à la fin, il a fallu ôter les nains en sur-nombre regroupés autour de Blanche-Neige, en se fiant à ceux qu'on avait pu voir sur le parcours.IMG_3998

 

 

 

 

 

IMG_4011Une fois munis de toutes les phrases de la formule magique, nous avons été à la recherche de Pomme de Pin le jardinier transformé en statue par Maléfique.
On a répété la phrase puis les enfants ont chanté une chanson.
En l'occurence "Qui a peur du loup" 
Et au fur et à mesure des paroles, Pomme de Pin s'est mis à bouger et à nous parler.



 

 

 

Le temps n'était pas avec nous (on a toutefois évité la pluie même si on a eu droit à quelques gouttes en partant), tout le monde est remonté crotté jusqu'aux chevilles (mention spéciale à la petite L. qui a mis un pied dans une flaque de boue jusqu'aux mollets !) dans le bus mais on est reparti avec des diplômes de parfaits petits conteurs.

On a perdu un bon nombre d'enfants (partis dans les bras de Morphée) dès que le car s'est mis à ronronner.
Et une fois à l'école, j'ai récupéré mes 2 garçons pour rentrer à la maison.
Ils étaient joie de ne pas rester à la garderie ce jour-là.
Et on a pu tous se reposer à la maison (enfin surtout moi qui me suis écroulée sur le canapé).

19 avril 2016

Le bonheur, c'est un peu de miel

A l'école des Tiboudoux, le projet sur les 3 prochaines années est basé sur les émotions.
Ils feront d'ailleurs un spectacle fin juin en ce sens et font une séance par semaine avec une intervenante de théâtre pour mimer et faire passer certaines émotions.

Ils ont aussi travaillé en APC sur une thématique "le bonheur, c'est un peu de miel" où chaque enfant a dû exprimer en public (devant les élèves de CP de l'école élémentaire voisine, mais aussi devant les autres élèves de moyenne et grande section) ce qu'est, pour lui, le bonheur.

Avec les vacances de printemps, nous avons récupéré le sac regroupant les 3 cahiers d'école (mathématiques, chansons/poésies et graphisme).
Dans le sac, il y avait aussi une création graphique portant le prénom de PetitChat sur papier Canson orange.

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Curieuse comme tout, j'ai ouvert les 2 pans de papier rigide et j'ai découvert ce qu'était le bonheur pour l'un de mes fils, dessin à l'appui :
"Le bonheur c'est quand je joue à cache-cache avec mon papa et mon frère et que maman fait à manger pour les bébés"

J'ai dû relire plusieurs fois. Les larmes me sont montées aux yeux. Et j'ai accusé le coup.
Parce que apparemment, pour PetitChat, le bonheur c'est quand je ne suis pas dans la même pièce que lui.

Oui, je l'ai interprété ainsi, moi l'adulte trentenaire (bien tassé).
J'ai pris la phrase en plein coeur, là où ça fait mal.
Mon petit bonhomme de 4 ans et demi ne parlait pas de maman qui vient le chercher tous les soirs après le travail, ni de sa maman qui ne travaille pas le mercredi pour rester avec lui, ni de sa maman qui achète des tomates cerise juste pour lui faire plaisir.
Non, mon fils, disait juste qu'il aimait jouer avec son papa et son frère. Et que maman était reléguée à faire la bouffe en cuisine pendant ce temps.
Le vieux cliché sexiste en somme.

Alors oui ça m'a fichu un coup.

Et puis j'ai eu une bonne nuit de sommeil et j'ai à nouveau regardé la phrase.
Elle me pinçait toujours le coeur mais j'ai vu ENFIN le dessin au-dessus, que mes larmes avaient occultées la veille.

Il y a en haut les 2 bébés reconnaissables à leur grosse tête, leurs gros yeux et les petits cheveux (sic!)
Et en-dessous, 4 autres personnages.
A gauche, avec les ventres oranges, son frère et lui. A côté, le plus grand personnage, avec un ventre vert et plein de cheveux noirs, le papa et... moi qui suis à côté d'un rectangle noir que je suppose être le plan de travail dans la cuisine.
Et j'ai alors vu les sourires.
Il m'a dessiné avec un sourire !

Fatiguée de ma semaine avec des enfants complétement sur les nerfs (il était temps que les vacances arrivent !), je n'avais ressenti que le négatif de son texte, ne voyant que les conflits qui m'opposent régulièrement à mon petit garçon.

Maintenant je vois notre famille réunie.
Il n'a oublié personne (bon ok, il a zappé le chat, mais je ne lui en tiens pas rigueur). 
Et il nous a tous représenté avec un sourire.

Aussi, quand PetitLion nous a récité le texte sur lequel il a travaillé (on n'a pas de support graphique pour le moment), je n'en ai pas pris ombrage.
Parce que pour mon autre fils, le bonheur c'est juste de pouvoir "dessiner des bonhommes qui marchent tout droit".

05 avril 2016

Le Yin et le Yang

Mes "grands" jumeaux ont 4 ans et demi.

Souvent je les compare aux petits qui sont déjà si fusionnels, surtout dans les rires. Pas encore trop dans les bêtises.
Alors qu'eux ne savent que jouer à la bagarre et se disputer.

Pourtant ils ont grandi ensemble avec la même nounou, sont éduqués ensemble dans la même école, ont les mêmes punitions et les mêmes récompenses.

Mes fils sont des faux jumeaux, 2 embryons distincts, 2 poches séparées.
Le principe de 2 enfants uniques, mais nés en même temps.
Et leurs différences ne font que s'accentuer.

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Je n'ai jamais joué le jeu de les habiller de la même façon.IMG_2925
Pour moi, ce sont deux enfants très différents et cela depuis bébé.

Je pourrai même dire que mes aînés sont le Yin et le Yang.

L'un est blond, l'autre châtain.
L'un a les yeux clairs, l'autre a les iris foncés.
L'un a le regard rieur, l'autre à le regard perçant.
L'un est brute, l'autre est délicat.
L'un est costaud, l'autre est frêle.
L'un est patient, l'autre est empressé.
L'un est sportif, l'autre est emmanché.
L'un est gourmand, l'autre est cérémonieux.
L'un est curieux, l'autre est distrait.
L'un est expansif, l'autre est réservé.

L'un est câlin, l'autre est distant.
L'un est posé, l'autre est impétueux.
L'un est colérique, l'autre est boudeur.
L'un a des idées bien précises sur les vêtements qu'il veut porter, l'autre n'en a cure.
L'un a un sommeil paisible, l'autre bouge dans tous les sens de la couette.
L'un est protecteur, l'autre est protégé.

Attention, tous les traits de caractère dits "négatifs" ne sont pas affectés à seulement l'un des deux.
Preuve donc d'une complémentarité.
Car ils ont besoin l'un de l'autre. 

Je le ressens.
Je le vois.
D'ailleurs, ils refusent d'être séparés de chambre.

Mes aînés sont un tout, une fratrie à eux deux.
Pourtant je ne les ai jamais appelé "les jumeaux" en public, encore moins en privé.
Eux-mêmes ne se qualifient pas ainsi.
Ils sont juste frères.

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22 mars 2016

Ta mère en baskets !

Je n'ai jamais été attirée par les baskets.
Je portais jusqu'à présent énormément de bottines avec un talon large de 3cm maximum. Ou alors des Kickers Boots Originales que j'ai usé jusqu'à la corde.

Et puis j'ai eu des enfants.
Je n'ai jamais pu mettre de talons enceinte, trop mal au dos. J'enviais les futures mamans qui pouvaient marcher harmonieusement avec des talons hauts.
Et puis j'ai eu à faire le chemin école à garer RER à pieds (oui, je ne prends la voiture que pour emmener les enfants à l'école et les ramener le soir, faire le trajet en voiture jusqu'à la gare et me garer sur le parking adjacent me faisait perdre un temps précieux).

C'est un fait, je ne parviens pas à marcher vite avec des talons (et impossible de trouver des bottines à talon large comme j'aime. Kickers n'étant plus dans mes tarifs... humhum).
Preuve en est, la dernière fois que j'ai porté des talons, j'ai glissé sur une marche et dévalé sur le dos des escaliers qui m'ont laissé des marques de contusion dans le dos 2 bonnes semaines.
Et comme j'ai beaucoup d'escaliers à monter/descendre dans les transports comme au travail ou à la maison. C'était peine perdue.

IMG_0943Puis je suis tombée d'amour pour des Stan Smith "suede" noir alors que j'étais enceinte des petits.
Je les ai vu, j'ai vu le prix pour le moins raisonnable (vive les fins de série !), j'ai dit "banco".
J'avais l'impression de porter des pantoufles. Celles qu'on oublie même d'ôter à la maison tellement on est bien dedans. Même sous la flotte, je n'ai jamais eu le pied mouillé, jamais eu la chaussette déteinte.

Enceinte avec mes 15kg de bébés dans le ventre, je pouvais marcher sans me sentir alourdie ou sans que mes pieds souffrent de la marche que je leur imposais.

Entre la rentrée scolaire 2015 et les vacances de Noël, je crois que je les ai porté 90% du temps, qu'il pleut, qu'il vente, qu'il neige (ah non il n'a pas neigé...). 

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Alors à Noël, O' m'en a offert une nouvelle paire. Grise et rose, toujours en "suede". Histoire de varier les plaisirs et les couleurs.

Devant le portail de l'école je suis devenue "la maman en baskets Adidas" (oui les gamins de 4 ans connaissent les marques, c'est hallucinant !).
De toutes les mamans qui vont travailler ensuite, je suis la seule en baskets basses.
Pourtant, il y a de nombreuses mamans à peine trentenaire !
Même la maman qui va en vélo à la gare porte des talons !

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Quand je dois pousser la poussette double chargée de près de 20 kg de bébés, c'est aussi avec une satisfaction sans égale que je me déplace. Ca accroche bien le bitume et les semelles ne bougent pas (alors que j'ai pour fâcheuse habitude d'entamer sérieusement le talon de toutes mes chaussures au bout d'un mois !)

Il est devenu évident pour moi, que porter des baskets est un confort inégalable. Et heureusement, mon emploi me permet de porter ce genre de chaussures qui est souvent accompagné par un jean.

Grâce à mes baskets, je marche beaucoup plus vite et au moins je peux courrir sans risquer de casser un talon ou de me tordre la cheville quand le RER se pointe 4 minutes en avance sur l'horaire habituel !
Et oui, après plus de 30 ans à porter des chaussures sans marque, je possède maintenant trois paires de Adidas, dont des SuperStar, achetées en soldes pour le bien de mon portefeuille.

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14 mars 2016

PetitLion ne veut plus manger

Je ressens une détresse profonde devant le refus catégorique de mon fils de 4 ans et demi de manger.
J'ai arrêté de compter le nombre de fois dans la semaine où il allait au lit avec juste un Kiri et un yaourt dans l'estomac quand c'était plus de 3 fois.

Je sais qu'un enfant ne se laisse pas mourir de faim.
Il n'a pas pris de poids en un an mais sa courbe de croissance n'a pas de cassure, donc le médecin ne s'inquiète pas.

Mais moi si.

PetitLion est franchement chétif comparé à son jumeau.
Il est maintenant plus petit, beaucoup plus frêle et les cernes lui marquent le dessous des yeux qu'il a si beaux.

Il réclame de la soupe un soir alors que j'ai préparé des coquillettes et des knacks (oui je fais des repas très élaborés gustativement). Lui qui adore les saucisses, n'en mangera que 3 bouchées et dira qu'il a mal au ventre.
Je fais de la soupe comme il aime, il n'y touchera pas et demandera à aller se coucher sans réclamer autre chose.
Il mangera 2 mini carottes et 4 haricots verts puis se lévera de table en disant qu'il a bien mangé.

je n'ai pas envie de batailler pour qu'il mange.
J'ai essayé, ça ne marche pas.
Parce que je finis par crier en le menaçant de le priver de choses qu'il aime et qu'il se braque (il tient de moi son caractère de cochon apparemment).
Et je ne supporte plus de le voir pleurer en me disant que je suis méchante.
Le papa essaye de tempérer, moi ça me prend aux tripes.

Parce que je trouve mon fils triste.
Il n'a plus ses petites joues rebondies comme dans la comptine que j'avais inventé pour lui quand il était bébé et que je lui chantais pour l'endormir en lui caressant le visage.
Il a l'oeil terne et les épaules voutées.
Et pour un petit garçon de 4 ans et demi, ce n'est pas normal.

Il n'aime pas manger.
Les matins, il mange son petit pain avec du Nutella. La confiture n'a beaucoup moins de succès.
Mais pour boire son lait (hsitoire d'avoir un peu de calcium dans son organisme) qu'il y ait des céréales dedans, qu'on lui mette du chocolat en poudre, qu'on lui donne une paille ou qu'on lui mette dans son verre préféré, il rechigne.
Il se force, il tousse, il pleure, il est à 2 doigts de se faire vomir.

Et ça me rend malheureuse de voir mon fils comme ça.