CiDooN, maman double twins

05 octobre 2017

L'enfant qui ne fait pas de vagues

Je l'ai déjà dit dans un autre article : mes 4 enfants sont tous différents, avec des besoins différents.

PetitChat est celui qui demande le plus de temps et d'énergie, c'est un fait.
On réparti donc le (peu de) temps qu'il nous reste pour les 3 autres.

Les 2 petits demandent aussi pas mal de temps. Parce que l'acquisition de la propreté ce n'est pas ça (alors qu'ils font sur le pot chez la nounou, à la maison, ils préfèrent faire dans la couche, surtout après avoir mis la couche de nuit, c'est tellement plus rigolo de nous faire tout recommencer à 21h !).
A 32 mois, ils ont encore pas mal besoin de nous (sauf pour faire les bétises).

Et il y a PetitLion.
Le discret. Le timide. Le taiseux. Le soigneux. Le maniaque. 

petitlion

PetitLion qui cumule bons points et cartes de "bravo".
L'enfant qui enchaîne les 20/20 et les petits bonhommes vert en comportement.
L'enfant qui fait ses devois sans (trop) râler et qui s'étonne que ça n'ait pris que 10 minutes parce que ça déroule tout seul.
L'enfant qui a cartonné aux évaluations de CP.
L'enfant qui n'ose pas dire à sa maîtresse qu'il a son maillot de bain sur lui alors que la séance de piscine du matin a été annulée à l'improviste et qui se le trimballe toute la journée.

J'ai 4 fils mais il y en a 1 que je délaisse.
Non par volonté ou faiblesse.
Juste que parce qu'il ne réclame pas d'attention particulière, je passe beaucoup moins de temps avec lui.

Pas plus tard qu'hier soir, j'ai passé 30min à essayer de faire lire les syllabes en "t", "l", "p" et "é" à PetitChat avant le coucher et j'ai zappé de lire l'histoire du soir à PetitLion qui n'attendait que ça.

J'oublie mon fils et quand je m'en rends compte (trop tard), j'ai envie de me mettre des baffes.
Il ne mérite pas ce manque d'attentions.
Il mérite ce qu'il y a de mieux parce qu'il ne fait pas de vagues, parce qu'il rend les choses plus faciles.

A côté de ça, on doit trouver des substituts à des récompenses faites pour motiver son frère à avoir un bonhomme vert en comportement. Histoire de ne pas creuser de fossés entre eux.

Alors on va faire en sorte de lui faire une belle fête d'anniversaire. Selon ses envies.
On va essayer de rendre unique l'anniversaire qu'il a en commun avec son frère.
J'ai même contacté la maîtresse pour convenir d'une date pour apporter le gâteau en classe.

J'ai aussi posé ma journée du 30 novembre pour accompagner sa classe à la piscine.

J'ai 4 enfants et je ne dois pas laisser ma charge mentale, ma fatigue personnelle, mon harassement moral, prendre le dessus.
Et je l'oublie parfois. Même trop souvent...

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15 septembre 2017

La rentrée au CP des Tiboudoux

Rentrée au CP, fin de la 2ème semaine.
Et quelle semaine !

Pourtant ça s'annonçait bien.
Le jour de la rentrée, PetitLion et PetitChat étaient debout à 6h45. Sans qu'on ait besoin de les extirper de leur lit.
Depuis la veille ils VOULAIENT aller à l'école.
On est même passé chercher un copain au bout de la rue qui stressait parce que dans une classe sans copain (3 classes de CP, dont une mixée avec du CE2).
PetitChat exprimait nettement son enthousiasme tout en modérant ses propos avec "j'ai quand même un peu peur".



Et puis vendredi dernier, un premier dérapage.
Alors que je venais de les laisser passer la grille à la sonnerie de 8h20, après un dernier coucou de la main pour m'assurer qu'ils sont bien entrés dans la cour, je me dirigeais avec un papa vers la gare RER à 700m de là.
J'entendais des appels désespérés d'un enfant qui me suivait le long du grillage, à 5m sur ma droite.
J'étais prête à plaindre la maman quand le papa à côté de moi me dit "ton fils t'appelle".

Et là le choc.
PetitChat le visage en larmes, tenant les lanières de son sac d'écolier, courant vers moi.
De suite je me suis dit "il est tombé, il s'est fait mal".
Et puis non. Il a collé son visage au grillage et hurlant "maman, je ne veux pas y aller".

PetitChat est un petit garçon très sensible mais qui pleure rarement.
C'est pas le genre à se plaindre d'un bobo quelconque.

rentree2017


Quand il pleure c'est qu'il va VRAIMENT mal.

J'essaye donc de le rassurer, je lui caresse le visage à travers les mailles du grillage.
Je lui dis que l'école c'est super, qu'on apprend plein de choses pour se débrouiller dans la vie, plus tard.
Je jette un oeil furtif ma montre qui m'indique que je n'ai plus que 6minutes avant le passage du RER qui m'amène à Paris en 25 minutes, après je suis quitte pour un omnibus.
Je parviens à le calmer et je file à la gare.

Lundi, PetitChat recommence à pleurer et je met un peu plus de temps à le rassurer. 
Son frère me demandant "pourquoi il pleure PetitChat ?" parce que lui se fait une joie d'aller à l'école (pour retrouver ses copains surtout !).

Mardi, il a commencé à hurler devant la grille, dès qu'elles se sont ouvertes. J'ai dû le porter dans l'enceinte de l'école, faisant fi de l'enseignante qui surveillait l'entrée.
J'ai filé comme une voleuse, comme si me faufiler dans la vague des parents sur le chemin piétonnier longeant l'école aller me faire disparaître et oublier que mon fils m'appelait désespérement et que les parents me regardaient avec l'air compatissant.
J'ai suivi mon instinct maternel en tournant la tête.

Et je l'ai vu.
Mon fils, le visage ravagé de larmes, agrippé au grillage comme s'il était en prison.
Mon coeur s'est décroché, mon estomac est remonté.
Je lui ai expliqué que ce n'était pas possible pour moi de rester là, qu'il devait aller à l'école, qu'on ne pouvait pas rentrer à la maison même s'il n'aimait pas l'école.
Il pleurait de plus belle, me suppliant de rester avec lui.
Une maman m'a posé sa main sur mon épaule pour me souhaiter bon courage.

Et j'ai fait ce qu'il ne faut pas faire.
J'ai craqué.
J'ai pleuré devant mon fils.
Je revois encore son air choqué de me voir pleurer. Et il s'est arrêté de crier.
Je lui ai dit "je ne peux pas PetitChat, je ne peux pas rester parce que maman doit prendre son train pour aller travailler"
Et je me suis retournée.
Et j'ai couru.

Mais je l'ai entendu longtemps son "maman".
Son cri s'élevait à plus de 100m.
Et je l'ai entendu résonner dans ma tête jusqu'à mon arrivée au bureau.

Mercredi, c'est son papa qui s'est chargé de les emmener à l'école et il a eu droit à la même chose.

Jeudi, on a tenté autre chose.
Je les ai emmené à l'accueil du matin, dans le préau de l'école.
J'ai fait fi des protestations de PetitLion parce que ses copains ne vont jamais à la garderie du matin et donc il ne pouvait pas les voir.

A 8h05, nous entrions tous les 3 dans une salle de 200m² remplie d'enfants de 6 à 11 ans.
Et là, pas de larmes, pas de cris.
Je leur ai fait un bisou, je leur ai dit à ce soir et je suis partie.

Hier soir, il a demandé à retourner à la garderie du matin.
On s'est organisé avec son papa, il a déposé PetitChat à 8h00 tout en ayant les petits qu'il a emmené chez SuperV.
Et moi je n'ai eu que PetitLion à gérer, à emmener à 8h20 devant la grille de l'école.

Pas hyper pratique, parce que ça fait faire un détour au papa et donc, et on ne va pas pouvoir faire ça chaque matin, mais ça permet de faire une transition en douceur, même si ça le fait lever plus tôt et ça lui rajoute de la collectivité ! 

A suivre...

12 septembre 2017

J'ai testé pour vous une semaine en location et une en camping avec un mari et 4 enfants

On va dire que cette année, on a voulu faire les choses en grand.

Première fois que nous partions en famille, rien que nous 6.

Chose que nous n'avions jamais fait avec les 2 grands, nés en 2011.
On avait toujours privilégié la famille. Avouons-le, déjà dans une optique d'économie des frais.
Et puis c'est ultra pratique des parents à la campagne et des beaux-parents à la mer (enfin à l'océan).
Suaf qu'on vit au rythme des propriétaires des lieux et que quand on débarque à 6, ça coince souvent côté nombre de chambres et habitabilité.

L'année dernière, on était parti entre amis. 2 couples, 7 enfants de moins de 8 ans.
Oui nous avons été fous sur ce coup-là, mais finalement ça avait été cool et appréciable.

Alors cette année on a voulu tester deux options pour nous lancer dans le grand bain des vacances en famille.

On a réservé une semaine en location, en Gironde. A 2km d'un lac et à 10km des magnifiques plages d'Aquitaine.
Ma contrainte : on voulait une maison avec possibilité de garer la voiture sur la propriété, 3 chambres et des toilettes séparées de la salle de bains.

aquitaine

Avantages de l'option "location de maison" :

- un terrain de 700m² entièrement clos
- un lave-vaisselle (hourra !)
- une machine à laver (hourra bis !)
- de grandes chambres avec plusieurs choix de lits pour les enfants.

Et nous avons eu droit, en supplément gratuit :
- une propriétaire vraiment sympa, qui nous a laissé la jouissance des trottinettes de ses petits-enfants (avec leur accord) et qui nous a donné des prunes et des confitures maison avant notre départ
- une fille de propriétaire qui nous rend la caution sans vérifier la maison, confiante de notre honnêteté (c'est plutôt rare pour le signaler)
- des voisins pas gênants puisque quartier résidentiel
- un deuxième WC (appréciable quand on est 6 !)

Quelques inconvénients à noter :

- le tarif (ne nous leurrons pas, à 2km d'un lac et une maison avec 3 chambres, ça se paye)
- devoir prendre la voiture pour aller faire les courses de première nécessité (pain, ...)
- je crois que c'est tout :)

Les enfants ont bien apprécié le lac où il est possible de marcher des centaines de mètres et avoir encore pieds. 
Pas de baïne à craindre au lac !

 

 

 

Puis nous avons filé en Dordogne pour une semaine en mobil-home, dans un camping avec piscines, toboggans, structures gonflables...
On voulait que les enfants en profitent.
Ma contrainte : on voulait 3 chambres et pouvoir garer la voiture à côté du bungalow.

dordogne

Avantages de l'option "camping" :

- piscine (chauffée !) matin, midi et soir
- des activités quasiment pour tous (pour les plus de 4 ans).
- une aire de loisirs (balançoires, ...)
- une restaurant avec plats à emporter sur place
- une épicerie (avec pain et croissants du jour) sur place

Et nous avons eu droit, en supplément gratuit :
- un terrain de 100m² devant le mobil-home

 

Quelques inconvénients à noter :

- vivre à 6 dans 29m² (sans la terrasse)
- le tarif pour cette superficie
- la non prise en charge des enfants de moins de 4ans pour les activités
- le volume de la sono lors des soirées (jusque 1h du mat...)
- pas de lave-vaisselle (argh !)
- 5€ le cycle de lavage de 36 min à la laverie du camping (argh bis !)
- l'étang à 50m du terrain non clos (fallait avoir les yeux partout dès que les enfants sortaient du mobil-home)
- les autres vacanciers qui ne respectent pas les règles pour les piscines (qui sont : pas de jeux de ballon, ne pas sauter...) et qui manquent de noyer à plusieurs reprises mes fils.

 



Bref, autant l'avouer, la semaine au camping n'a pas du tout été reposante pour nous, parents.

Mes enfants ont adoré pouvoir aller à la piscine, mais on a fini sur les rotules.

Pour le même tarif (voire moins cher même), nous, parents, avons préféré la location de la maison avec tout le confort qu'on peut trouver chez nous.
Voilà, c'est dit :)

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16 mai 2017

Cette mère courage

Il y a 2 mois j'assistais à un enterrement.

J'avoue que je ne pensais pas que je reviendrais dans l'église où j'ai baptisé mes aînés pour dire un dernier au revoir à un papa.
Surtout que 10 jours avant, on célébrait les 6 ans de son petit garçon, le meilleur copain de PetitLion.

Je revois encore mon mari discuter avec lui quand on est revenu chercher nos enfants à la fête d'anniversaire.
Un jeune quadra sympathique, très ouvert, super souriant.
Il se chargeait de venir chercher ses 2 fils, dont le dernier n'a pas encore 3 ans et demi, juste avant la fermeture de la garderie du soir de la maternelle.

Sauf un soir où il n'est jamais venu.

Je revois encore la directrice de l'école alors que j'attendais dans le couloir de l'école de voir les enseignantes de mes garçons. J'entends encore ses mots m'avertissant, en tant que référente des représentants de parents d'élèves, du décès d'un papa.
Et puis quand elle précisé le nom, j'ai été stupéfaite. J'ai équarquillé grands les yeux, j'ai ouvert la bouche pour émettre un "non ce n'est pas possible, je lui ai parlé la semaine dernière !".
Une réflexion stupide quand on y repense.

J'ai tenu à assister à l'enterrement (je remercie la nounou pour le dépannage de dernière minute pour les petits et une amie pour m'avoir gardé les grands).
En tant que maman des amis de ses fils.
En tant que femme d'ex motard (d'ailleurs j'ai mis mon veto au rachat d'une moto suite à ce drame).

En tant que mère et épouse, je me devais de témoigner mon soutien à cette mère, cette femme, cette épouse, cette veuve qui enterrait son mari dans une église comble.

Cette maman, je la vois chaque matin devant les grilles de l'école. On se dit bonjour, on se sourit pendant que nos enfants respectifs s'amusent ensemble, PetitChat appréciant beaucoup le benjamin de la fratrie.

Avant que j'apprenne la tragédie, rien sur son attitude ne pouvait me faire penser le drame qu'elle était en train de subir.
Elle continuait à sourire, à dire bonjour.
Un soir après l'enterrement, je l'ai croisé. Son petit dernier faisait une colère pour ne pas partir de la garderie et je la revois encore : sereine, à lui parler doucement, à lui expliquer qu'il fallait rentrer à la maison maintenant.
J'ai de suite penser que moi, à sa place, j'aurai perdu toute contenance et j'aurai crié, pleuré. J'aurai lâché les vannes de mon désespoir. J'aurai craqué. Parce que je suis comme ça, je me noie dans la détresse.

Mais elle, non. 
Je l'ai trouvé courageuse. Tellement forte.

J'ai appris plus tard que son fils aîné lui avait demandé de ne pas pleurer devant eux.
Et ça n'a fait que renforcer mon admiration pour elle.

Ses enfants n'ont pas perdu le sourire. Ils sont toujours polis, joyeux. 
Chaque matin elle continue à amener ses fils à l'école, puis elle va travailler et revient les chercher en prenant le même train que moi.

Et je trouve cela admirable.

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03 mars 2017

Dis maman, c'est quoi un jumeau ?

C'est cette question que m'a posé PetitChat quand on est sorti de l'école avec ses petits frères pour se rendre à sa séance d'orthophonie comme chaque mercredi matin.

Cette fois-ci, je suis rentrée dans l'enceinte de l'école avec un petit à chaque main, on attendait dans le hall et tous les enfants des 3 classes sont sortis dans le couloir en vue de la récréation de 10h.
Les petits ont une doudoune vert fluo, donc difficile d'être moins discret que ça.
Et puis quand ils ont vu leur frère se diriger vers nous, ce fut l'euphorie totale, entre cris de joie et prononciation des 2 syllabes du prénom de PetitChat.

Les autres enfants, très intrigués par mes petits bonhommes curieux et ravis d'être là, ont commencé à s'approcher et on a eu droit à "Oh des jumeaux !", "Ca c'est les petits frères de PetitChat et PetitLion", "Oh il sont rigolos, ils ont le même manteau".

jo_refletOn est sorti de l'école pour aller à la voiture, PetitChat tenant MiniPouss par la main, moi celle de MiniLoup.
Et là, PetitChat m'a demandé "Dis maman, c'est quoi des jumeaux".

J'avoue que j'ai été déstabilisée par sa question parce qu'il est lui-même jumeau.
Puis j'ai compris que son interrogation venait du fait que c'est un terme que nous n'emplyons JAMAIS.
En société, pour les présenter à tante Machin ou à l'ami Bidule, nous ne les avons JAMAIS appelé "les jumeaux".

Parce qu'ils ont beaux être nés le même jour, ils sont deux entités bien distinctes.
Et plus les mois s'écoulent, plus le dégré de séparation entre eux s'agrandit.

Ils ont chacun leurs amis.
PetitChat ayant une nette préférence pour les copains qui courent dans la cour, qui grimpent partout, qui se dépensent tout le temps. Ilaime aussi les filles. il y a eu V et maintenant D. à qui il fait des bisous (et il rougit en le disant). C'ets lui qui a choisi d'inviter les 2 filles présentes à son anniversaire, parce qu'elles sont "chouettes et gentilles". PetitLion a des copains qui dessinent tranquillement assis à leur table plus de 10minutes d'affilée et qui connaissent tous les super pouvoirs des Avengers. Pourtant son meilleur ami est un garçon qui préfère jouer avec PetitChat à la récréation, mais dès qu'il y a une activité posée et rigoureuse, c'est avec PetitLion qu'il préfère être.

Ils ont chacun des loisirs.
PetitChat joue aux petites voitures, construit des circuits, utilise son dinosaure pour taper dans les legos et tout détruire tel Godzilla, dès qu'il y a un rayon de soleil il file dans le jardin pour faire du toboggan, de la balançoire, ramasser des cailloux, monter sur son vélo, ... Alors que PetitLion préférera se mettre sur la table avec crayons et ciseaux pour faire des colorioages et découpages, il me chantera les comptines apprises à l'école, il me dira que "mars" commence par le M de maman et se termine par le S de Serpent, et écrira en attaché et en détaché les prénoms de ses copains et des membres de la famille.

je_jo_tgv_2Ils ont chacun leur chambre et leur univers.
Depuis peu, on les a séparé de chambres car chaque coucher devenait un supplice, entre pleurs, coups bas et hurlements.
Ne supportant plus leurs bagarres, ni le fait que PetitChat embête PetitLion jusque dans son lit, nous avons pris la décision de transformer la chambre d'amis en chambre de petit garçon. Et de déplacer la chambre des petits, jouxtant la chambre d'amis, à l'étage, à côté de notre chambre.
Ainsi, PetitChat et PetitLion ont chacun leur espace tout en restant l'un à côté de l'autre.
Dans la chambre de PetitChat on retrouve son circuit de voitures, son parking de 5 étages, son circuit à billes, ... (des trucs bien encombrants en somme !) et une thématique Hulk qu'il affectionne. Dans celle de PetitLion, il y a des livres, les Playmobil et les chiots de Pat Patrouille. Et des super héros comme Captain America et IronMan aux murs.
Depuis qu'ils sont dans 2 chambres différentes, leurs relations sont plus apaisées et ils aiment passer du temps dans leur espace dédié.

Ils ont chacun une sensibilité.

PetitChat, sous des dehors de gros durs qui fonce dans le tas, est un petit garçon extrémement sensible. Il n'extériorise pas grand chose à part la colère quand il y a du trop-plein. Et dans ce cas, il se replie sur lui-même, de grosses larmes coulent de ses yeux bruns/verts et roulent sur ses joues rondes à croquer. Entre lui et moi c'est une relation très compliquée, tantôt entre disputes et conflits, tantôt entre complicité et fous rires. Il est très proche de son papa mais m'aide avec plaisir quand je prépare les repas parce qu'il aime mélanger, casser les oeufs ou faire la sauce de la salade. Et puis quand j'attendais les petits, il a ostenciblement ignoré mon gros ventre mais dès qu'ils sont nés, que c'est devenu réel pour lui, il s'est montré extatique, très curieuxe t très impliqué. PetitLion est un petit garçon chétif qui tombe dès qu'il cherche à faire la course avec un autre enfant et qui crie au loup dès qu'il sent le vent tourner en sa défaveur. Il a beau être câlin, il est devenu un petit garçon impertinent ("coquin" selon les animateurs) qui soutient son regard gris/bleu au vôtre.

Ils ont chacun leur petit frère.
PetitChat a pris sous sa coupe MiniLoup. Il faut dire qu'ils sont aussi casse-cou l'un que l'autre, ils sont très complices l'un et l'autre. D'ailleurs PetitChat le dit "MiniLoup c'est MON petit frère". PetitLion préfère la douceur de MiniPouss, qui est son véritable double autant physique que moral.

je_jo_tgvJ'ai donc expliqué que des jumeaux ce sont deux enfants, nés le même jour, comme lui et PetitLion. Comme MiniLoup et MiniPouss.

Que dans son école il y a aussi des jumelles, c'est à dire 2 petites filles qui sont soeurs, nées le même jour, comme L. et A. Que les jumeaux/jumelles peuvent se ressembler comme L. et A. ou ne pas se ressembler, comme lui et PetitLion.

Il a juste fait "Ah d'accord" et a poursuivi sur ce qu'il avait fait le matin à l'école comme si de rien n'était.

 

 

 

 

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21 novembre 2016

Cette dame à qui on va parler

Longtemps j'ai repoussé l'échéance, me disant que PetitChat grandit, que ça va aller mieux.
Mais ça ne va pas mieux.
J'en ai pris conscience douloureusement, à la lecture de ses cahiers de classe pendant les vacances d'automne, où la maîtresse avait rajouté un mot sous plusieurs ateliers.
"N'a terminé le travail qu'avec la présence de la maitresse à ses côtés", "Ne s'est pas suffisamment concentré pour finir le travail", "N'en a fait qu'à sa tête", ...

Sans compter le nombre de fois depuis la rentrée de novembre où la responsable de la garderie du soir m'a houspillée devant les autres parents pour me signaler que PetitChat n'a pas été très sage, qu'il a ENCORE bousculé, qu'il a ENCORE mordu.

A chaque fois je me mettais à sa hauteur, pour le regarder dans les yeux, sans crier, sans me fâcher, sans le roudoyer. Et je lui répétais que NON on ne bouscule pas ses camarades, NON on ne mord pas les autres, que si quelque chose ne va pas, il doit le DIRE, ne pas AGIR sans expliquer ce qui ne va pas.

Et puis j'ai eu le bilan de l'orthophoniste. Et j'ai bien vu que ça n'allait pas en voyant ces pics descendants dans les courbes dessinées au crayon et les notes négatives surlignées en rose fluo.
J'ai compris que son retard de langage et de parole était important pour un petit garçon de maintenant 5 ans.
Beaucoup. Trop sans doute.

L'orthophoniste préconise d'ailleurs une deuxième séance hebdomadaire pour travailler encore plus.
Mais je ne sais même pas où on va trouver le temps.
Etre parent de famille nombreuse c'est pas si simple. Le papa a beau être très présent, on travaille tous les deux et nos emplois de temps ne sont pas extensibles. Mon mercredi est déjà intensif entre l'école, l'orthophoniste, les activités extra-scolaires, les lessives, le tout avec les 4 enfants.
J'avoue, j'ai un instant pensé à dire stop. J'arrête de bosser le temps que les choses rentrent dans l'ordre.
Mais quel ordre ?

Et puis l'orthophoniste m'a reparlé de voir une pédopsy. Parce que la psychologue du RASED est limitée en actions au niveau de l'école.
Elle m'a même conseillée de voir la psy de la PMI qui consulte les mardis et jeudis après-midi. 
J'avoue, j'ai ri. Avant de pleurer.
Comment consulter à de tels créneaux quand on a une activité professionnelle à 1h de son domicile ?

Et puis la maitresse m'a reparlé de voir une pédopsy. Parce qu'il pousse sans raison, parce qu'il mord sans raison.

Alors ce vendredi, j'ai contacté une pédopsy.
J'ai pris le premier rendez-vous proposé, j'ai posé un jour de congé.

Parce qu'à un moment se voiler la face ne sert à rien.
Non, à 5 ans, on n'exprime pas son mécontentement par les vilains gestes.
Non, à 5 ans, on ne se bat pas avec son frère jumeau pour des inepties.

Nous sommes des parents complétement démunis face au mal-être de leur PetitChat.
On ne sait plus comment agir.
Crier ne sert à rien, le punir non plus.
Il est évident que nous devons l'aider à grandir sereinement et pour cela, nous devons passer par la case pédopsy.

Alors j'ai expliqué à PetitChat qu'on allait bientôt voir une dame. 
Que cette dame allait lui poser des questions, qu'il n'aurait qu'à répondre.
Mais que je serai avec lui.
Ou du moins pas loin.

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03 août 2016

Se sentir fière de tant de progrès

Avec PetitChat on partait de loin.
Retard de langage, agressivité avec ses camarades d'école, rejet de sa maman (moi, donc).

La première année de maternelle ne fut pas un long fleuve tranquille.
J'ai rencontré plusieurs fois sa maîtresse qui ne savait plus comment faire avec lui, j'ai encaissé les remarques de la responsable périscolaire qui m'interpellait devant d'autres parents pour me dire tout ce qu'avait fait de mal mon fils.

Cette deuxième année de maternelle, je la craignais car j'avais une image négative de sa maîtresse. Je la trouvais molle en conseil d'école. Je me suis dit "elle va se faire bouffer par mon gamin".
Et en fait non.
Après tout, on n'a pas une expérience de 25 ans en grande section sans raison. Je le confirme.
Cette maîtresse dont c'était la dernière année d'enseignement, a su dompter mon PetitChat sauvage.
Chaque mercredi midi, elle me faisait un point de 2-3 minutes pour me dire comment c'était déroulé les derniers jours.
Elle me disait quand c'était une semaine SANS ou une semaine AVEC.
Elle le complimentait devant moi pour son travail au niveau graphique, qu'il maîtrise très bien. Et quand il ne faisait pas bien quelque chse, elle m'en parlait, toujours devant lui, en s'adressant à lui, droit dans les yeux "Je dis à maman que tu n'as pas été sage mais que tu as bien travaillé".
Calmement, avec des mots fait pour me rassurer, elle m'a toutefois conseillée de contacter le RASED en début d'année 2016, surtout qu'il n'allait plus voir l'orthophoniste pendant plusieurs mois (congé maternité oblige).
Je l'ai raconté il y a quelques mois.
La psychologue a observé mon fils en classe, elle l'a rencontrée pour faire des tests.
Et au final, elle nous a annoncé que notre fils n'avait aucun retard. Juste que ça travaillait beaucoup dans sa tête. Qu'il avait du mal à maîtriser tout cela du haut de ses 4 ans et demi.
Et surtout, qu'il ne se représentait pas quand il dessinait notre famille (prends ça dans ta face, maman de famille nombreuse que je suis !)
Là, ce fut un choc pour nous.
On a donc entrepris de trouver des moments rien que pour eux, les grands Tiboudoux.

IMG_3668Les derniers mois avant les grandes vacances, on a vu le changement.
Et la maîtresse nous l'a dit, PetitChat grandit.
On l'a vu à la manière dont il prenait plaisir à dessiner, à créer des choses.
On l'a vu à sa demande pressante de reprendre ses séances d'orthophonie.
On l'a vu à sa joie de faire du "travail" avec l'orthophoniste.
On l'a vu à son élocution plus aisée, même au téléphone.
On l'a vu à son envie d'écrire son prénom, en détaché (majuscule) et en attaché.
On a vu sa fierté de nous montrer qu'il savait le faire, alors que son frère ne l'avait pas appris avec sa maîtresse.
Et on a vu le changement dans ses dessins de bonhommes (dessin datant de mai 2016, il y a eu énormément de progrès depuis), de ne plus utiliser le feutre noir mais de prendre de la couleur.
Et moi je l'ai vu à son rapprochement avec moi.
Il faut dire que suite à mon entrevue avec la psychologue du RASED, j'ai modifié mon attitude avec lui.
D'abord j'ai cessé de crier. Totalement inutile.
A chaque bêtise qu'il fait, plutôt que de le punir au coin ou dans sa chambre, je prends maintenant le temps de lui expliquer en quoi ce n'est pas bien et pourquoi on n'est pas content.
D'un coup, nos relations se sont détendues.
Et maintenant j'ai le droit à des dessins rien que pour moi, sa maman.

IMG_4065

Mon PetitChat grandit, progresse.
Et je suis extrémement fière de lui pour le chemin qu'il a parcouru.

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27 juin 2016

Une journée avec nos grands Tiboudoux

On a choisi ce jour de juin avec munitie.
On a annulé la cantine et la garderie.
On a posé un jour de congé auprès de nos responsables respectifs.
On a prévenu les maîtresses.
On a gardé le secret jusqu'au bout. Alors qu'ils nous posaient la question régulièrement.
"Papa, maman, quand est-ce qu'on va chez Mickey ?"

Ce matin-là, on s'est réveillé comme d'habitude.
On a tous petit-déjeuné, comme d'habitude.
Mais ce matin-là, on a suivi la voiture de Papa qui emmenait les Babynous chez la nounou.
On a récupéré papa dans notre véhicule et pris le chemin de l'école maternelle.
Mais on est passé devant sans s'arrêter.
On a juste dit "on va emmener papa à la gare" pour éviter le flot de questions.
On s'est garé sur le parking de la gare et on a été jusque sur le quai.
J'ai salué les papas et les mamans que je rencontre chaque matin, avec un enfant tenu dans chaque main.
Et on est monté dans le RER de 8h30.
IMG_4130On s'est assis là où il y avait encore de la place.
Et les Tiboudoux nous ont demandé "mais on va où ?"
On a souri.
Alors PetitChat nous a demandé le plus innocemment du monde "on va chez Mickey ?"
On a élargi notre sourire.
Les Tiboudoux se sont regardés, nous ont regardé, ont demandé "on va chez Mickey" (pour s'assurer d'avoir bin compris) et n'ont alors cessé de répéter "on va chez Mickey !" avec de la joie dans la voix.
A ce moment là, j'ai cru voir la publicité pour le Parc Disneyland, où des enfants sont filmés quand on leur annonce qu'ils vont passer une journée chez Mickey.
J'ai vu dans les yeux de mes fils, des étoiles, du bonheur, de la joie. 
Et une totale surprise.
Ils n'ont pas crié, ils étaient juste surexcités.
A tel point que tous les passagers autour de nous ont souri de les entendre murmurer "on va voir Mickey !" avec enthousiasme.

On a fait le trajet en RER pour éviter les bouchons franciliens en heure de pointe.
On a même pris la ligne automatique 14 qui n'a pas de conducteur.
On a été en tête du wagon exprès pour eux, le temps de 3 stations.
Ils ont adoré cette impression de maitriser le métro en fonçant dans le tunnel sombre.
Une mise en jambe pour les attractions à venir.

On est arrivé au parc Disneyland Paris à l'ouverture. IMG_4145

Et on a commencé par ... visiter les toilettes du parc pour vider les vessies de tout le monde >_<
Puis on a pénétré dans l'antre de Buzz l'éclair.
10minutes d'attente qui passent vite dans les couloirs où on peut voir des grands tableaux avec les personnages.

On a fait plusieurs attractions du parc principal, toutes adaptées à leur âge.
PetitLion n'a pas apprécié Blanche-Neige (manège trop sombre avec la sorcière qui fait peur), ni Pinocchio (manège également sombre, avec des bruitages effrayants pour mon petit garçon impressionnable à tendance aux cauchemars nocturnes) et encore moins le Manoir fantôme. 
On a renoncé à faire Dumbo ou Autopia, trop de monde dans la queue.
Mais on a pu faire (presque) sans attendre, "It's a small world" et "pirates des caraibes" (j'avais oublié qu'il fallait beaucoup marcher pour mériter de monter dans le bateau !).

Des gens attendaient déjà pour se faire prendre en photo avec Winnie l'ourson et je ne parle même pas de ceux qui attendaient Mickey.
Donc pas de photo avec les personnages.

On a dejeuné sur le pouce puis on a filé vers le Parc Studios.


IMG_4305Avec des panneaux indiquant 70minutes d'attente (non mais 70 minutes quoi !!!!) pour Ratatouille et Crush Coaster, presque autant pour Studio Tram Tour (55 minutes d'attente !), et une attration "Slinky dog zigzag" momentanément fermée (sans indication de raison par le personnel sur place), on a accepté d'attendre 30minutes pour Cars 4 roues rallye.

faire patienter 2 enfants de 4 ans et demi quand le manège est en vue et que la file d'attente est en zigzag c'est compliqué. Surtout quand il se met à faire une chaleur de dingue.

On a donc fini par monter tous les 4 dans cette micro voiture.
Autant à l'avant il y a de la place, autant la banquette arrière est plus étroite. Et je peux vous dire que les popotins paternel + maternel ont dû se serrer (pourtant on est de stature que l'on pourrait dire standard).
Et au premier tour du manège j'ai senti mon coeur et mon estomac se décrocher à l'intérieur de ma cage thoracique et ma respiration s'est coupée.
C'est bien simple, quand ce fut fini, j'ai hésité à vomir devant tout le monde ou respirer à nouveau calmement pour tout remettre en place là-dedans.
Bref, j'ai détesté. 
Mais mes fils ont adoré, c'est le principal.

On a également pu faire 2 fois de suite les Tapis Volants (faut dire que l'entrée était bien cachée, donc tout le monde se gourrait et faisait la queue à côté). Folie !

IMG_4309

Bien sûr, aller chez Mickey et en ressortir sans souvenir, c'est quasi mission impossible.
On a résisté à l'achat des sabres laser Star Wars (35 € au Parc Studios, 39 € au Parc Disney), faut pas déconner.
J'ai résisté à l'achat d'un magnifique coffret mini poupée Animator Belle (parce que comme dirait O' : "on a pas de fille, alors à qui servira la poupée ?")
Mais... on a cédé à l'achat des épées sonores de Buzz l'éclair (avec la spécification de ne pas y jouer pendant le trajet retour sous peine de confiscation immédiate) et à des mugs Avengers (Captain America pour PetitLion, Hulk pour PetitChat).

Bien sûr on y retournera.
A nouveau sans les petits frères pour pouvoir faire des attractions rien qu'avec eux.
Quand le petit train de la mine sera de nouveau en fonction. Et Peter Pan aussi.

Et on le fera sur 2 jours.
Pour se permettre de perdre 1h dans la file d'attente afin de se faire photographier avec Buzz l'éclair ou Woody le cowboy.
Pour assister à la parade.
Pour ne pas à avoir à calculer le bon timing de trains pour récupérer les Babynous chez la nounou à 18h.

En tous cas, mes fils étaient heureux.
Heureux d'avoir papa et maman rien que pour eux, le temps d'une journée.
Heureux d'avoir enfin vu, en vrai, le château de Mickey (en fait c'est celui de la Belle au Bois dormant mais comme il est sur tous les DVD, pour eux, c'est le château de Mickey).

14 juin 2016

La forêt des contes - Sortie scolaire

Autant on nous a dit que le spectacle de fin d'année un samedi matin était supprimé pour cause de vigipirate, autant les sorties scolaires en bus avec 82 mômes entre 4 et 6 ans en pleine journée, ça passe comme une lettre à la poste.
Ca se voit que j'ai toujours pas digéré la décision des maîtresses, ni l'attitude de la directrice (elle a mis les représentants des parents d'élèves que nous sommes devant le fait accompli, sans chercher de solution(s)) qui n'a même pas pris la peine de donné suit eà mon mail ?!

Bref, passons.

IMG_4001Pour cette sortie scolaire, j'accompagnais la classe de PetitChat.
Et croyez-moi, il était heureux. Fallait que je m'assois à côté de lui dans le bus, que je pique-nique à côté de lui, que je lui tienne sa main, et je ne vous parle pas du nombre de "c'est ma maman !" qu'il a répété en apostrophant ses camarades de classe.

L'ASEM qui nous met dans le bain en nous disant qu'il fallait surtout faire attention au petit N., à la petite L. qui pouvaient se carapater.
Puis elle nous a dit, en me regardant, que comme j'étais là, le troisième larron (mon fils donc...) ne risquait pas de les suivre (voilà voilà).

 

 


Nous avons donc pris le bus pour aller en forêt (après un week-end de pluie continue, youpi !).

IMG_3984 IMG_4010

Le principe ?
Maléfique a transformé le jardinier des contes, Pomme de Pin, en statue et a mis le bazar dans plusieurs contes.
Pour le libérer de son mauvais sort, nous devions emprunter 1 chemin sur lequel il y avait des épreuves (concernant chacun un ou plusieurs contes) et revenir avec la solution pour obtenir un indice.
5 chemins, 5 indices permettant à la fin de dire une formule magique pour libérer Pomme de Pin.

IMG_3980On nous a dirigé vers le premier chemin, celui de "Jack et le haricot magique"
Nous devions suivre le chemin et sur chaque pancarte trouvée, noter le numéro correspondant au haricot et le mettre dans l'ordre de sa croissance.

Pour ne pas se perdre, nous devions éviter les chemins comportant une pancarte avec une citrouille.

Mission remplie pour rapporter les 4 chiffres du code et obtenir la première phrase de la formule magique "Abracadabra".

 

 

 

IMG_3982Deuxième chemin, celui des "3 petits cochons".
Il fallait cette fois trouver les éléments de la maison en brique pour nous guider sur le chemin (sans prendre le chemin où il y avait les pancartes du loup) et trouver les maisons des 3 petits cochons pour trouver des images.
Ensuite il fallait reconstituer l'histoire avec les images.IMG_3985

 

 

 

 

 

IMG_3989Troisième chemin, les multicontes, regroupant "Pinocchio", "Roule-Galette", "le petit Chaperon Rouge" et "le Chat Botté".

Là encore des épreuves comme, retrouver les protagonistes de "Roule Galette" parmi 10 animaux, retrouver le titre "Le petit Chaperon Rouge" dans différentes écritures, ...

 

 

 

 

IMG_3991Quatrième chemin, celui de "Boucle d'Or et les 3 ours".
Il fallait trouver l'élément manquant à la fin du parcours après avoir vu toutes les pancartes.
On a pu voir les différents bols, les différentes tables et chaises, les lits aussi. Et les ours.
Et il manquait Petit Ours.

A la fin du parcours, Boucle d'Or nous attendait en compagnie des 3 ours.
Il a fallu remettre les bols et les cuillères sur les bonnes tables.
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Sur les parcours, j'ai pu croiser PetitLion avec son groupe, de l'autre claisse.
IMG_4007A chaque fois, j'ai eu droit à des grands sourires comme s'il était rassuré que je sois là, pas loin de lui.

On a aussi fait une pause pour se déshaltérer et faire pipi aux petits et j'ai pu faire un ca^lin à mon grand garçon.

 

 

 

 

 

 

IMG_3995Dernier chemin, "Blanche-Neige et les 7 nains"

Sur notre parcours, des pancartes avec les 7 nains.
Et à la fin, il a fallu ôter les nains en sur-nombre regroupés autour de Blanche-Neige, en se fiant à ceux qu'on avait pu voir sur le parcours.IMG_3998

 

 

 

 

 

IMG_4011Une fois munis de toutes les phrases de la formule magique, nous avons été à la recherche de Pomme de Pin le jardinier transformé en statue par Maléfique.
On a répété la phrase puis les enfants ont chanté une chanson.
En l'occurence "Qui a peur du loup" 
Et au fur et à mesure des paroles, Pomme de Pin s'est mis à bouger et à nous parler.



 

 

 

Le temps n'était pas avec nous (on a toutefois évité la pluie même si on a eu droit à quelques gouttes en partant), tout le monde est remonté crotté jusqu'aux chevilles (mention spéciale à la petite L. qui a mis un pied dans une flaque de boue jusqu'aux mollets !) dans le bus mais on est reparti avec des diplômes de parfaits petits conteurs.

On a perdu un bon nombre d'enfants (partis dans les bras de Morphée) dès que le car s'est mis à ronronner.
Et une fois à l'école, j'ai récupéré mes 2 garçons pour rentrer à la maison.
Ils étaient joie de ne pas rester à la garderie ce jour-là.
Et on a pu tous se reposer à la maison (enfin surtout moi qui me suis écroulée sur le canapé).

19 avril 2016

Le bonheur, c'est un peu de miel

A l'école des Tiboudoux, le projet sur les 3 prochaines années est basé sur les émotions.
Ils feront d'ailleurs un spectacle fin juin en ce sens et font une séance par semaine avec une intervenante de théâtre pour mimer et faire passer certaines émotions.

Ils ont aussi travaillé en APC sur une thématique "le bonheur, c'est un peu de miel" où chaque enfant a dû exprimer en public (devant les élèves de CP de l'école élémentaire voisine, mais aussi devant les autres élèves de moyenne et grande section) ce qu'est, pour lui, le bonheur.

Avec les vacances de printemps, nous avons récupéré le sac regroupant les 3 cahiers d'école (mathématiques, chansons/poésies et graphisme).
Dans le sac, il y avait aussi une création graphique portant le prénom de PetitChat sur papier Canson orange.

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Curieuse comme tout, j'ai ouvert les 2 pans de papier rigide et j'ai découvert ce qu'était le bonheur pour l'un de mes fils, dessin à l'appui :
"Le bonheur c'est quand je joue à cache-cache avec mon papa et mon frère et que maman fait à manger pour les bébés"

J'ai dû relire plusieurs fois. Les larmes me sont montées aux yeux. Et j'ai accusé le coup.
Parce que apparemment, pour PetitChat, le bonheur c'est quand je ne suis pas dans la même pièce que lui.

Oui, je l'ai interprété ainsi, moi l'adulte trentenaire (bien tassé).
J'ai pris la phrase en plein coeur, là où ça fait mal.
Mon petit bonhomme de 4 ans et demi ne parlait pas de maman qui vient le chercher tous les soirs après le travail, ni de sa maman qui ne travaille pas le mercredi pour rester avec lui, ni de sa maman qui achète des tomates cerise juste pour lui faire plaisir.
Non, mon fils, disait juste qu'il aimait jouer avec son papa et son frère. Et que maman était reléguée à faire la bouffe en cuisine pendant ce temps.
Le vieux cliché sexiste en somme.

Alors oui ça m'a fichu un coup.

Et puis j'ai eu une bonne nuit de sommeil et j'ai à nouveau regardé la phrase.
Elle me pinçait toujours le coeur mais j'ai vu ENFIN le dessin au-dessus, que mes larmes avaient occultées la veille.

Il y a en haut les 2 bébés reconnaissables à leur grosse tête, leurs gros yeux et les petits cheveux (sic!)
Et en-dessous, 4 autres personnages.
A gauche, avec les ventres oranges, son frère et lui. A côté, le plus grand personnage, avec un ventre vert et plein de cheveux noirs, le papa et... moi qui suis à côté d'un rectangle noir que je suppose être le plan de travail dans la cuisine.
Et j'ai alors vu les sourires.
Il m'a dessiné avec un sourire !

Fatiguée de ma semaine avec des enfants complétement sur les nerfs (il était temps que les vacances arrivent !), je n'avais ressenti que le négatif de son texte, ne voyant que les conflits qui m'opposent régulièrement à mon petit garçon.

Maintenant je vois notre famille réunie.
Il n'a oublié personne (bon ok, il a zappé le chat, mais je ne lui en tiens pas rigueur). 
Et il nous a tous représenté avec un sourire.

Aussi, quand PetitLion nous a récité le texte sur lequel il a travaillé (on n'a pas de support graphique pour le moment), je n'en ai pas pris ombrage.
Parce que pour mon autre fils, le bonheur c'est juste de pouvoir "dessiner des bonhommes qui marchent tout droit".